Journal de bord n°14 Juin

01/06/17
Sport vite fait, peu de temps.
Journée chargée ! Kendo le matin. Rien à signaler. Je récupère de l’entraînement épuisant de dimanche.
Après-midi direction le lycée japonais, je suis invité par la jeune japonaise qui a passé un an en France. Petit établissement, public. Ambiance magique. Eleves adorables. Comme les professeurs. Un goût de la simplicité et de l’efficacité. Etonnamment, pas du tout le côté super strict qu’on pourrait attendre, comme en Chine. Plutôt une atmosphère détendue. Les élèves circulent partout, même en salle des profs. Les profs sont décontractés avec les élèves. Les élèves nettoient eux même leur salle de classe. Par contre ils ne posent jamais de question. Différence majeur. J’ai assisté à un cours de maths de niveau terminal (les intégrals, tout oublié), d’anglais (j’ai animé en me présentant puis en créant une discussion) et de sport (badminton simon rpz, mais ils étaient vraiment pas fort). Très belle expérience. Cool aussi de se balader dans l’école … en chaussons ahah.
Impressions très positives sur cette expérience japonaise. Ca m’apprend vraiment à mieux maîtriser la structure environnementale. Aimer l’autre. Trouver l’équilibre. L’importance de l’autre. La politesse. Le respect. L’engagement. L’humilité. Magique. Ma recherche avance bien également. Je vais bientôt envoyer ma newsletter.
Yumi san est définitivement folle. Elle a fait une scène à l’UCIA. Tout le monde était sidéré. Pendant que son gosse qui comprend qu’elle se met tout le monde à dos lui criait d’arrêter. Elle insultait les membres de l’UCIA… On en a bien rigolé après mais quel malaise. Masami san était là. Adorable. La folle m’a donné 500 euros… j’ai refusé 15 fois depuis le début mais là elle les a planqué dans un sac et m’a supplié d’arrêter de lui rendre. J’investirai ça dans colibris ! Mais voilà sa manière de compenser ses déséquilibres mentaux. J’aurais aimé l’aider, mais elle n’est pas prête.
02/06/17
Journée tranquille. Petit entraînement de kendo. Je développe des nouvelles techniques de combat. Toujours l’impression que je ne lis pas suffisamment sur le sujet. Je dois le faire vite car mon compte scribd va bientôt expirer. Donc priorité ce matin.
Je me suis souvenu de l’importance de l’attention, tout simplement. J’étais tombé ces derniers temps dans trop d’intention et je ne prenais plus le temps de cultiver l’attention. Alors que là est l’essentiel. Trop d’intention est très néfaste car on cherche le toujours plus sans regarder ce qu’on gagne au passage.
Je suis plutôt bien équilibré dans mes structures. Jai enfin téléchargé les audio de mon cours de bouddhisme. Du coup c’est bon je peux écouter. Incroyable comme il s’agit de se recueillir dans le coeur, le centre de l’être. L’esprit. La tour de contrôle des cinq structures ! Être au milieu et observer. C’est cela qui permet éventuellement de passer au voyage énergie pure !
Compléter livre des origines… mode de vie français… S’intégrer à la vie parisienne. Paysages, cafés… mais aussi rurale. Valoriser terroir. Qualité. France. Europe.
Pour le reste, j’ai objectivement du mal à pratiquer mes rituels. Jai l’impression qu’il manque quelque chose. La purification jai par exemple mais je fais jamais. Bref il faudrait que j’arrive à manifester plus de rigueur. Mais bon rien de grave, le fondamental est là.
Mais tout va bien.
Rêves très étranges cette nuit. D’abord un enterrement. Puis une accusation de vol de portable de Camille G, qui se trouve effectivement dans ma poche. Dans la queue de la cantine du lycée. Puis une forme de quête pour trouver une chambre secrète des templiers. Derrière un presbytère d’église. Utilisé pour fuir une mena ce.
La famille d’accueil est cool. Sherry San. Femme divorcée. Prof de japonais avant architecte dinterieur. Très très très bavarde. Ne me convient pas sur ce point ahah. Mais j’apprends des rudiments de japonais avec elle, donc c’est cool. Deux filles magnifiques dans la vingtaine.
Je dois réfléchir à une performance cadeau pour mes fêtes d’adieu ici. Je pense à une vidéo sur le kendo avec photos mais ça demande un travail de fou. Pourtant ça serait vraiment honnête… je dois me décider. Je vais faire ça, je limite à 3 minutes. Mais je dois avant finir scribd lecture. Je commence vidéo en début de semaine prochaine. Pour je terminerai japon après mes parents. Et enfin je complèterai le diaporama pour la colibris neufvy. Niquel.
https://www.youtube.com/watch?v=1b8T45k3eAw&feature=youtu.be
03/06/17
Pas de kendo aujourd’hui. Je travaille sur ma recherche le matin, après un cours de japonais avec Sherry san.
La famille d’accueil est cool. Sherry san fait l’effort d’acheter beaucoup de légumes, et si possible biologiques ! J’ai à peine mentionné que je défendais l’écologie. C’est très appréciable. Et je me dis que je fais peut-être passer mon message par delà les frontières.
Déjeuner guiza avec les membres de l’UCIA. Plutôt sympa. Le soir sashimi avec la famille d’accueil (je ne comprendrai jamais ce goût pour le poisson cru). La fille de Sherry san était là. May un truc comme ça. Gentille ! Mais elle semble être un geek sérieuse. Elle vit toujours chez sa mère à 28 ans. Ce qui est vraiment difficile, et horrible je dois l’avouer, c’est que je ne parle pas japonais… du coup les conversations sont complètement bloquées. Et je ne peux pas traduire ce qu’ils me disent car ils ne peuvent pas toujours écrire en « romanji » les mots (alphabet romain).
Cette nuit rêve étrange d’exploration avec N Ph d’un temple bouddhiste tout nouveau, mais vide en même temps. Atmosphère un peu surréaliste. Immenses salles. Grande bibliothèque. Situé dans un désert montagnard tibétain. N Ph n’a pas réussi à entrer en master Sciences Po. Mon sentiment relatif à ça est très étrange. Mélange de joie perverse et de tristesse sincère. Joie perverse qui n’est au fond qu’une forme de jalousie apaisée… mais je sais à quel point ce sentiment est mauvais. Pourtant, c’est le sentiment qui m’a poussé toutes ces années, la volonté de dominer, d’écraser les autres en étant toujours au dessus. Je me rends compte que je ne suis pas guéri.
Le problème est là : faire de grandes choses implique de grands efforts et de grands sacrifices. Il serait évidemment beaucoup plus facile de ne rien faire. Ou de faire peu. Du coup quand tu fais ces efforts et sacrifices, il est très difficile de ne pas se sentir supérieur au guignol qui passe ses journées dans ses petits plaisirs faciles. Il y a ceux qui choisissent la facilité, et ceux qui se battent. Se battent pour permettre à tout le monde de vivre dignement. Et surtout pour empêcher les guignols d’imposer leur vision violente et étroite du monde.
Ecriture de ma newsletter. Difficile pour moi d’être original, après tout ce que j’ai déjà raconté, sur mon projet ou la culture japonaise. D’une manière générale, j’ai du mal à sentir et apprécier les différences culturelles. J’ai du mal avec le côté échange culturel qui souligne les différences. Car en vérité, nous nous ressemblons plutôt beaucoup. Et les « différences » soulignées ne sont souvent que des clichés. Je suis bloqué aussi quand je parle de mes théories personnelles. Je sens bien que les gens ne sont pas intéressés. Tout ce qu’ils attendent c’est de lire un article de blog qui les fasse se marrer un coup, qui soit court et drôle. Le fond n’intéresse pas ou plus. AJOUTER pensée pour ceux qui se sentent mal psychologiquement, et les gens qui les côtoient. Tout vient d’un manque d’amour et de confiance envers l’environnement, les autres. D’une vision constamment négative d’autrui. Haineuse. Négligente, sans respect. Souvent accompagné d’une hyperémotivité (incapacité à respecter un équilibre dans les relations affectives, négation de la liberté d’autrui par amour possessif ou rejet radical) et d’une hypersensibilité (se sent toujours attaqué).
04/06/17
Ecriture de ma nl. J’ai du parler brièvement de la difficulté pour moi d’intégrer, d’aimer la culture japonaise. Comme dit papa, ça va bien cinq minutes de faire la serpillère en courbette à longueur de journée. Ils sont obsédés par la politesse. C’est une vraie caricature. Le problème ? La générosité perd toute sa valeur. Tu passes ton temps à remercier et à offrir, mais au final tout le monde s’en tape. Puisque tout le monde le fait. Ca amène à dépenser de l’énergie dans l’environnement pour rien. Energie qu’on aurait pu utiliser pour penser des interactions plus profondes, plus sincères, plus vraies. Car ici aucune relation n’est vraiment sincère. Les gens ne t’aiment pas, ils sont polis avec toi. Mais derrière il n’y a rien. Ils n’attendent qu’une chose : défendre leur honneur et leur réputation en obéissant aux règles. Mais pas de vraie affection. Donc paradoxalement, le français est plus social que le japonais, même s’il est moins démonstratif dans son affection. Parce qu’il ne dit pas quelque chose qu’il ne pense pas vraiment. Il pèse ses mots et gestes.
D’un autre côté, je reconnais l’importance de l’environnement. Les japonais maîtrisent l’art d’éviter les conflits. De créer une atmosphère pacifique. Et bien sûr de respecter l’autre. Le tout est de trouver l’équilibre.
Aujourd’hui visite d’un centre de situations d’urgence. Sorte de musée sur les catastrophes naturelles. On peut faire un simulateur de séisme etc… Bien pour les enfants.
Puis séance de cueillette de fraises. Toujours agréable bien que peu original pour le picard que je suis. On est habitué à faire ça chez nous. Ensuite direction une ferme locale. Ils font notamment du raisin. La mère nous offre des mochi maison. Délicieux. Discussions intéressantes avec le fils, sur l’environnement et la beauté de la vie rurale, par rapport à la vie urbaine.
Skype rapide de la famille le soir.
J’ai avancé ma recherche annexe sur le japon. Mais aussi et surtout mon essai. Revu le plan général. Ca me semble bien comme je l’ai formulé. J’opte toujours pour un tout en un. Ca devrait le faire.
Pas de muscu aujourd’hui. Je me repose pour ma famille. En revanche j’essayerai de refaire une séance d’étirement. Toujours difficile de faire mes rituels. Je n’arrive pas à trouver le temps avec la famille d’accueil.
Aucune seconde à moi, obligé de faire le lèche botte dans la famille d’accueil à longueur de temps. Sans exagérer. Je n’ai pour me reposer que 30 minutes par jour. Même quand je fais ma recherche, la mère m’interrompt sans cesse, pour dire de la merde. Impossible pour elle de respecter mon travail. Elle part du principe que je devrais être avec elle 24h sur 24h. Elle ne fait rien de ses journées, ou bien elle a annulé tout son emploi du temps pour moi ? Je ne sais pas. Dans tous les cas c’est épuisant. Seule la première famille proposait un bel équilibre. Et semble avoir apprécié mon projet. Les autres sont justes invivables.
Mais je vis cela comme une belle expérience. La preuve que l’équilibre est important et qu’à trop vouloir en faire pour l’autre, on devient un poids plus qu’une aide.
05/06/17
Se donner se donner. Normal. Juste être plus avec l’autre. Cérémoniel. Activités. Environnement. Démonstration. Jeux. Blagues. Amour du Japon, même s’il s’agit d’un défi pour l’occidental que je suis. Je ne suis pas habitué à cette forme d’existence. Où la fierté individuelle est relative à l’image que l’on renvoie aux autres !
Visite incroyable d’Oya, le sanctuaire de pierre : Trace d’un mouvement passé, mémoire. L’équilibre dans le mouvement respecté, environnement. Majesté de l’équilibre. L’immobilité en mouvement.
On a dégusté une bonne galette roulée en cône dans le restaurant du site. J’ai été interviewé par la télé japonaise sur mon voyage. Quelle chance ahah ! Mais j’ai raconté pas mal de bêtise, pas réussi à organiser clairement mes idées sur le vif. J’ai regretté de ne pas avoir mieux parlé. C’était très brouillon.
Visite ensuite de la statue géante du bouddha. C’est décidé, je retourne là-bas avec mes parents ! En bus. Nous on avait la chance d’être conduit par May, la fille de sherrysan. Personnage très mystérieux. Je ne comprends pas qu’elle n’ait pas de petit ami. Et qu’elle vive toujours chez sa mère. Elle cache un truc. J’ai dîné avec elle et tenté de discuté. Mais très timide. Cependant elle m’a expliqué qu’elle adorait les films d’horreurs. Et qu’elle jouait au jeu résident evil. Donc… un côté dark renfermé. Intéressant.
Memories : https://www.youtube.com/watch?v=xZY43QSx3Fk
Je ne fais plus du tout mes méditations. Pourquoi ? Je n’ai pas suffisamment de temps pour moi. Je veux dire que quand je me retrouve seul au calme, j’ai besoin uniquement de repos et d’échappée imaginative. Je vais cependant essayer de reprendre.
J’ai complété un peu mon système rituel. J’ajoute des précisions à droite à gauche. Mon annexe de recherche également. Mais j’ai surtout écrit mon dernier article pour l’UCIA :
Once upon a time… a french student in Japan
I’ve been sharing the japanese daily life for 3 months now. Thanks to the effort of Kusakasan and Saitosan sensei, I passed my kendo 1 kyu exam on June 18th. I had great time practising kendo but also studying japanese history and philosophy for my research project. I’m now familiar with the words kojiki, bushido, amaterasu, edo, shogun, sengoku… In June I visited the disaster museum and picked some strawberrys in a little farm… I cooked soba with many friends and travelled to Tokyo, Kyoto and Kamakura.
During the UCIA international saloon, I exchanged with people from all over the world : India, China, Pakistan, Argentina, France, Canada, England, America, Brazil and of course Japan… Every day, I’ve been impressed by the kindness and efficacy of UCIA members. More than a supporting team, there are my friends. As a wise man told me once, the real culture isn’t made of dishes, museums or monuments… but of individuals. Every single person is unique so that after 3 months I know very little about Japan, but a lot about japanese hearts.
Utsunomiya has many sister cities and one is Orléans, in France. I want to send a big thank you to all the people that are working on this partnership, and especially to mister Patrick Gannat and Maruyamasan. See you again in France in may 2019… for the 30th anniversary of our twinning !
Ecriture également de ma newsletter et mise à jour des photos. Prend toujours du temps. En deux temps comme d’habitude. Toujours mille fois plus efficace. Car le recul aide à sublimer le travail. A nuancer beaucoup. Ca vaut pour tout. C’est dans la répétition, dans la durée qu’on peut progresser. Le rituel. Il faut savoir temporiser. Prendre le temps de cerner l’équilibre.
Regardé un peu Roland-Garros au Japon. Donc vu un japonais jouer… et se faire exploser par un espagnol.
06/06/17
Il me reste peu de batterie pour écrire cette entrée. Allons à l’essentiel.
J’ai écris deux lettres à des amis chers aujourd’hui. Dont une qui part pour l’Inde ! Si elle arrive un jour ahah.
J’ai oublié de préciser que je ne fais pas de séance de muscu pendant deux semaines. L’équilibre c’est aussi le déséquilibre relatif. Je sens que mon corps a cruellement besoin de se reposer.

J’ai commencé à faire un petit montage vidéo pour remercier les japonais. En attendant j’ai peu travaillé à mon annexe et à mes rituels. Concernant les rituels, l’urgent est de mettre un peu au propre. Et de distinguer les points théoriques des raccourcis rituels.

A part ça kendo le matin. Etat de fatigue extrême, je ne tiens plus le rythme. Content de faire une pause d’une semaine. UCIA l’après midi, j’ai continué la mise en page de la brochure touristique en français. J’ai oublié comme un idiot mon chargeur d’ordi là bas. Mais ça m’a permis d’être « au calme » pour la soirée. Sherry san est cool. Beaucoup trop bavarde et à se prendre la tête pour moi. Elle en fait trop comme la majorité des japonais. Enfin trop à mes yeux d’occidental.
Regret de ne plus être dans l’environnement calme des écoles précédentes. Je dois vraiment réussir à reprendre mes méditations. Et ça commence maintenant !
07/06/17

Restaurant indien ce midi ! Délicieux. Nan et daal. Souvenirs. Le serveur est le fils du patron. Un peu simplet mais très gentil. Heureux. Aime son travail. Et son père l’aime. Ils viennent du Bangladesh.

Posté deux lettres. Pour A et Dk

Aprem travail sur un montage photo et vidéo. Pas terminé du tout. J’utilise le logiciel lightwork… il était tant de passer à mieux que movie maker, quand même… 🙂
Soirée étrange dans un restaurant de singes ! Le patron a 5 singes. Ils portent in vêtement et des couches. On peut les caresser. Ils montent sur nous. Font des figures. Genre salto arrière et tout. Adorable. Sacré animal. Ahah.
Les japonais cumulent deux problèmes qui conduisent à un paradoxe dangereux : fierté et honneur personnel uniquement relatif au service de l’autre et du coup à ce qu’il renvoie (pas de don gratuit). Et complexe de timidité, honte culturelle et sentiment de ne pas réussir à plaire. D’où gesticulations permanentes et hystériques.
08/06/17

Très drôle de regarder passager arriver à l’aéroport. Hôtesses petites et fine Japan. Énormes tronc d’arbres gras pour Finlande.

Journée folle de retrouvailles avec la famille. Grand plaisir. Maruyama et saytsan nous conduisent directement au rectauant asuka. Déjeuner japonais. Coup de la soupe par mamie. La famille découvre la politesse japonaise…

Aprem direction ucia. Distribution de cadeaux. Cérémonie du sceaux… mamie précise que c’est la première fois qu’on refait ce sceau depuis au moins 60 ans !
Photos de groupe avec les membres de l’association…
Puis enfin hôtel chacun sa petite chambre. 6h30 marche jusqu’à gare. Bonne surprise retrouvailles famille mashushige. Tous habillés en magnifiques kimonos. Masami San magnifique. Direction un restaurant traditionnel incroyable. Sashimi dans une grande coupe glacée. Puis défilé e tous les plats… notamment aimé l’expérience de l’estomac de coquillage rempli d’algues digérées !

Retour hôtel en bus. Papa qui s’endort à l’arrêt, fatigue du décalage horaire. Ce début de voyage est éprouvant. Dodo.

Équilibre des structures. Mémoire, environnement… plaisir d’être ensemble. Mouvement collectif. Simplicité. Echange.

09/06/17

Grosse journée ! Visite Edo wonderland, tochogu et villa.

Timing serré. Papa en fauteuil dans la villa ! Quelle étrange sensation ! Puni d’avoir voulu monter tout en haut du temple tochogu.
Les photos sans arrêt.
Discussion avec maman, qui sont les ministres de macron.
Déjeuner rapide Seven eleven en voiture.

Chérie FM

Lune rouge en fait c’est un feu rouge mamie.
Mimikaki pour se nettoyer les oreilles.
Maman qui déteste les trucs gluants.
Ca esquinte. Poids de diable
Tout fout le camp.
Bazarder tout ça.
C’est très vilain
Tata
Bouché comme un canon !
Je vais quelque part
Technique de la soupe de mizo…
On ne sait plus ce qui bouge ou ce qui ne bouge pas !

Histoire du chat qui dort et des oiseaux. Le chat s’endort après la guerre, les oiseaux peuvent à nouveau voler en paix.

Restaurant italien avec les JAP. Méga pizza en dessert avec chocolat et glace.

Fukudaya pour acheter mimikaki avec maman.

Emballage folie… eau française complètement absurde. Consumérisme.

Maruyama San père soldat 2nde guerre aviateur. Né en Chine. Son père « protégeait » la Chine des attaques russes. Du coup maruyama a avion ‘militaire dans sa voiture.

10/06/17

Petit dej ouf acheté a Seven. Camembert français. NATO… chacun son petit truc. Anpan, melonpain. Mamie gelée fruits. Tous sérés dans chambre.

Journée à oya. Partage en famille de pain acheté dans la boulangerie Beatles avec chérie FM et saytsan.

Mamie qui perd sa canne et la retrouve accrochée au porte manteau.

Aprem ucia maruyama donne photos. Gioza et achat valise avec maman et tit. Pap et mamie retour hôtel nous attendent.
Massage jambes de papa. Regardé livre riz.
Mamie parle du voyage en Égypte avec bon papa et le club de bridge (troistof, grehan, manite…). Papa tout petit. Parle qu’elle s’amusait à cracher du haut de l’escalier d’orange.

Partie de drumdrum !! Papa maman. Excellent, toujours sympa à faire.

Soirée bar en ville. On prend le bus sans problème. Planning Tokyo.
Retour à pied avec maman jusqu’à hôtel. Les autres en bus. Marche sympa.
Titouan qui ferme sa porte avec clés à l’intérieur…. dort avec moi du coup. L’andouille.

11/06/17

Visite Tokyo ! Pour la deuxième fois pour moi. Départ d’utsu le matin à 8h après avoir réglé le problème de chambre. Mamie a fait le coup aussi… finalement la dame de l’hôtel a ouvert avec une carte sans faire payer… la chance. La générosité japonaise.

Départ gare avec nos deux copines. Festin de cadeaux a nouveau… individuel… incroyable
Petit dej dans le train. Qui se remplit petit a petit. Un peu de fatigue mais on tient le coup.
Arrivée hôtel en taxi. Facile. Spacieux. Réception traditionnelle il faut retirer ses chaussures. Papa obligé de mettre les caches.
Temps magnifique… saison des pluies pas commencée. Chance.
Départ pour dej. Restau sushis. Petit, bar. Fait main sous nos yeux.
Puis ueno en bus. Visite du musée d’art occidental Corbusier. Maman voulait. Pas de regret. C’était très bien. Petit festival dans ueno.
Direction le musée Edo Tokyo. Visite. Pont a l’intérieur grandeur nature. Sympa. Émouvant sur la guerre… bombardement de Tokyo…
Puis retrouvailles avec Stéphane du col. Et sa femme adorable haruka. Ils nous emmènent à la mairie de Tokyo. On prend un ascenseur hyper rapide comme HP ministère magie, voyant les bureaux défiler à travers la baie vitrée, pour arriver au 25 ème étage. Immense tour panoramique 360 degrés. Vue sur la ville. Mais trop nuageux pour voir le fuji. Steph nous apprend qu’un énorme tremblement de terre éruption se préparent. Dans les 10 ans… ils nous parlent du Japon. Magique. Des multiples formes dotuka. Des évaporés qui demandent a des sociétés de les faire disparaitre après qu’ils aient perdu tout leur argent dans le jeu par exemple.
Histoire des études d’art d’haruka en France, qui a du rentrer d’urgence au Japon car son frère est mort…

Depuis 2 ans au Japon. Steph photo. Il explique comment prendre photo effets stylés avec décalage flash etc…

Ambiance cool. Bière fraiche. Restau okono. Préparé devant nous. Rigole bien avec papa qui a du mal à s’assoir en tailleur, mamie et ses photos. Qui se trompe de bouton dans l’ascenseur…

12/06/17

On devrait faire une liste des excentricités japonaises :

Poussette a chien…
Stéphane et la photo : technique de la double exposition.
OK on en prend qu’un de taxi ! Titouan ton tel. Pour qu’on s’appelle pour se retrouver. C’est quoi le code ? 1904. La date de naissance de Léopold Ch…

Aujourd’hui akhiabara ! Grand centre commercial d’électronique. Achat dune batterie portative pour papa. De cartes avec Titouan, d’un cordon d’appareil photo pour mamie.

Puis direction Ginza station au sud de Tokyo près de la baie. Déjeuner dans le magasin pastèques. Vendeuse avec le chapeau pastèque. On retrouve Stéphane. Direction le métro aérien. Trajet incroyable… comme les montagnes russes. Journée magnifique. On fait une boucle pour traverser finalement le grand pont. Arrivée sur la baie, terre artificielle. Plage. Dégustation dune bonne glace. Discussions en attendant le bateau. Croisière qui nous fait remonter jusqu’à asakusa.

Balade avec mam tit et steph dans asak pendant que mamie et papa rentrent à l’hôtel. Visite du sensoji.

Aperçu un otaku avec sa fouine.

Départ de Tokyo pour kyoto. Je rejoins en RER la famille qui va à la gare en taxi. Shinkansen ! On fait se déplacer tous les japonais dans la queue avant de monter dans le train. Très drôle. Discu avec papa sur ma philo. Intéressant.
Diner dans le train. Onigiri.
Arrivée a l’hôtel. Certains taxis ne voulaient pas nous prendre ! Installation chambre. Trois avec tit et mamie. Et pap et mam tous les deux lits superposés (pas très nuit de noce).
Ya de la musique là ! Oui c’est d’y Mozart… (Sirène de pompier).
Qu’est ce que c’est ça ? Le toit d’un autocar ? Non c’est mon ordinateur.
Pendant que papa et mam sont sur leur portable à envoyer des messages, titouan Léopold et mamie font une réussite !
Mamie au karaoké sur let it be… !
Et ben voilà. Bonne nuit. Ah on est bien. Demain matin faut que je me lave les cheveux ! Ils commencent a être dégueulasse.

Hein ? Qu’est ce que tu appelles les ringningnin ?

13/06/17

Kyoto nous ouvre des portes. Guidé par papa qui après des débuts difficile est en pleine forme ! Le temple d’or magnifique. Beaucoup de chinois mais pas trop dérangeant.

Le jardin zen à côté. Au nord ouest de la ville.
Direction petit restaurant izusen qu’on n’a jamais trouvé. Près d’un immense monastère de 26 temples (60 a l’origine). Finalement on mange dans un petit café style français. Avec des cannelés délicieux en dessert. Des petites origamis en déco que maman emmène.
Retour hôtel en taxi. Petit thé dans la salle commune. Mamie me montre comment faire une réussite ou patience. On s’amuse bien a la faire.
Puis… direction le karaoké ! » Mémorable. Ils avaient beaucoup de sons. Difficile de se chauffer au début comme toujours puis finalement c’était parti. Super ambiance. On a bu un bon saké. Mamie aussi ! Son chant mémorable de let it be. Terminé sur poupée de cire tous ensemble. Avec titouan rihanna diamond. Et demons d’imagin dragons. On était parti sur une heure mais finalement deux.
Petits gioza ensuite. Riz frit pour moi. Et dodo hostel. Mamie nous parle de sa vie a Compiègne. Elle dit quelle ne voit pas grand monde. Dans la journée elle lit, regarde la télé, écoute de la musique. Mort de Jean François daneau l’année dernière. Quand même des sorties. A changé son lit. A peur de bientôt ne plus pouvoir conduire a cause de sa vision. Souvenirs du voyage Égypte avec le groupe de bridge.
14/06/17

Soirée mémorable. Ambiance magique dans la rue autour de gion. Visite du temple shinto éclairé de nuit. On voit la fin de la cérémonie du soir avec les moines. Statues cheval. Ce rouge orange éclairé. Les beaux arbres autour… soirée d’été.

Mamie chante dans son lit en mémoire du karaoké : « Qu’est ce qui fait tourner le monde, qu’est ce qui fait tourner les blondes »
Ba va le chercher comme ça. Tu sais les filles sont souvent a moitié a poil. Il est mieux que l’autre. L’autre il était un peu au raz du cul comme on dit.

14/06/17

On achète un pass pour le bus, permet d’économiser beaucoup. Habitués à nos petits déjeuner achetés au Seven eleven de la rue.

Habitué a la petite séance de yoga avec maman.
Visite du parc tout a l’ouest de Kyoto. O visite aussi la ville grâce au bus. On se casse le nez pour le vieux train qui part dans la montagne, fermé. Mais journée magnifique. Déjeuner soja et tempura. Forêt de bambous, parc des singes. Papa qui fait la montée de toute la montagne, malgré la fatigue. Il est vraiment en pleine forme maintenant ! vue sur Kyoto jolie. Mais à part les temples l’architecture est moyenne.
Cérémonie du thé dans la maison en. On arrive juste a temps j’avais oublié mon portable et le prospectus, très difficile de trouver. Mais avec laide de tout le monde on sen est sorti.

On trouve dans la région de gion, complètement par hasard, le restaurant top numéro 2 de tripadvisor. Très peu cher et qualité excellente. Okonomiyaki et petits légumes. Je partage avec maman. Les feuilles de poisson séché qui bougent sur le dessus avec la chaleur. La serveuse nous prend en photo avec un polaroïd pour ajouter a une carte.

Bonne ambiance dans le groupe. Malgré fatigue.
Magnifique temple rouge éclairé de nuit. Cérémonie des moines.
Tentative d’acheter DVD kill Bill pour le regarder avec titouan mais il faut une cette japonaise.
Discussion passionnante avec mamie sur les anciens de neufvy dont ceux qui sont morts pour la France. Puis sur le souterrain. Toujours l’objet de fantasmes enfantins. Projet de le rénover.

15/06/17

Dernier jour de voyage. Ca sans un peu le départ, comme toujours.

Visite du marché des artisans, près de l’Université de Kyoto. Rencontre d’une dame qui porte un chat complètement déguisé, avec un chapeau et des lunettes… c’est triste. Mais drôle. Ils sont fous.

Maman achète encore des mimikaki, même mamie s’y met ! On s’assoit avec papa et titouan pour attendre, s’occupant en regardant les fourmis travailler, ou en apprenant a jouer au jeu de tennis sur le portable de titouan. Qui m’explique aussi comment fonctionne snapchat. Vraiment marrant de partager ses occupations. Son monde numérique.

On retourne vers gion. La pagode yasaka un truc comme ça. Nombreuses boutiques autour. Maman et mamie font les magasins. On achète les kimonos pour Simon Lola et marie Charlotte. D’occasion.

Bon petit restau indien. Ca change du poisson cru ! J’adore la nourriture indienne, même si c’est un peu trop riche. Le Japon a le mérite de la légèreté.

Départ de folie pour l’aéroport de Narita. Quelle chance on a eu tout au long du séjour ! Les gars de la station très impolis. Le premier qui ne sait pas faire fonctionner sa machine. Qui but nous faire payer 73000 alors qu’on a finalement rejoint l’hôtel près de l’aéroport pour 42000 en prenant un bus après Tokyo.
Shinkansen plein d’hommes japonais qui rentrent du boulot. Mines dépitées, épuisées. Sentiment que je n’ai pas envie de me tuer au travail plus tard. Mesurer ce que je donne a la grande société. Garder de la vie pour l’essentiel. Ne pas trop mettre d’espoir dans le grand groupe.

Arrivé a Tokyo le gars commence a vouloir nous faire prendre un train compliqué avec changement. On dit qu’on prend un bus. Le gars du bus dit qu’il n’y en a pas pour l’aéroport. Mais il oublie de dire qu’il y a une navette directe pour l’hôtel. Donc finalement un trouve nous même. Bus qui nous dépose juste devant l’hôtel.

On écoute du rap avec titouan dans le bus. Moment entre frères. On discute de musique. On conclue que l’important c’est la diversité de ce qu’on écoute. Je n’écoute mas suffisamment de rap !

Bel hôtel ! Gateway hôtel. Même si très peu cher. Enfin je veux dire vrai hôtel, pas auberge. Sympa.

Mamie avant son bain : « Que ce que tu fais titouan ? C’est mon bain qui coule ? Met pas trop chaud hein ! Ah non c’est bien. Alors maintenant qu’il y a une glace je vais pouvoir voir si jai… des poils au nez ahah ».

Elle nous parle à nouveau de bon papa. Du Brésil, dernier voyage où il commença a être malade. De son dernier bain… Aidé par Jean Paul Rodrigo pour sortir. De la descente de sa chambre dans le salon. Tout cela après l’accident de papa. Que d’épreuves.

16/06/17

Départ ce matin de la smala après un bon petit déjeuner a l’hôtel.

Séparations toujours un peu difficiles.
Retrouvailles de chérie FM. En forme. Fidèle à elle-même, soulante. Venue me chercher avec sa coccinelle bleue ciel. Une petite photo. Et hop.
Réfléchie à ma recherche pendant le trajet du retour. Plusieurs idées a intégrer. Enfin plutôt des précisions et insistances. La logique tient toujours. Se renforce. S’enrichie. Nouveau nom ? Tra5yste. Pas magnifique quand même…
Réfléchie aussi à l’avenir colibris. Pensé l’articulation des différentes activités.
La famille tant à apaiser. Presque trop. Car j’ai des projets a mener qui les concerne. Trouver le juste milieu. Enfin normal d’être pleinement serein quand on les voit une semaine. Ce que je veux dire c’est que mes rituels deviennent presque contingents. Mais c’est mauvais. Je n’étais pas suffisamment en attention par exemple. Encore maintenant. Cause : manque de méditation attentionnelle. Voir Samatha.
L’humour de papa que je tente de conserver. L’importance de manifester une bonne humeur.
« La vie ça n’est pas attendre que les orages passent, mais apprendre a danser sous la pluie » Sénèque.

Retour sur les chapeaux de roue. Chérie me propose daller a l’entraînement de kendo du jour (vendredi). Je suis déjà mais je peux difficilement refuser, avec le test le lendemain… du coup j’accepte. Sauf qu’arrivé là bas je constate que le dojo est fermé. Pas d’entraînement et chérie FM repartie. Il me reste plus qu’à m’entrainer seul. Je marche jusqu’au bord dune rivière. Mais un orage éclate. Je me réfugie sous un pont, au milieu des couvertures de clochards. Et là je révise mes katas… puis enchaîne sur la muscu. Affreusement difficile. La pluie tombe autour, super fort. Il grêle. Je suis plein de poussière. Je transpire torse nu, pieds nus. Des japonais passent et forcément me regarde de travers. Mais j’y arrive finalement. J’ai perdu physiquement mais je suis content de m’en être sorti.

17/06/17

Intégration de mes notes du voyage avec med parents. Je me remets doucement de l’aventure.

Je n’ai pas repris véritablement mes rituels, mais ne continue de travailler sur les idées, les attentions et intentions.

Cérémonie d’adieu a l’UCIA. Repas tous ensemble. Fabrication collective de tempura et de soba. Respectivement beignets de légume et pâtes a la farine de sarazin. Je fais un vrai travail d’équipe avec hiroto. Qui est adorable comme toujours.
Le repas fut un vrai bazar. Je n’ai pu manger qu’à la toute fin, car pendant toute la cérémonie les discours s’enchaînaient. Tous en mon honneur. 20 personnes réunies pour moi… les principaux responsables du kendo. Les familles d’accueil. L’association. Le discours de Masami San et de eiki étaient ouf. Masami dit en pleurs qu’elle sent toujours ma présence chez elle. Eiki qu’il souhaite de tout coeur que je réussisse mo projet a neufvy et peut être qu’un jour je dirige la France…

Cadeaux incroyables. Le bokuto d’Ayama San. La lettre de recommandation auprès du maître a Paris… le vase en vannerie de saito San… puis a mon tour de distribuer mes cadeaux. Les biscuits, le parfum pour nobby. Les livres pour kazumi.

Après midi direction le restaurant français avec chérie et ses amis pour organiser ma cérémonie d’adieux « privée ». Le patron est adorable. Il parle très bien japonais. Vient de vanve.
Lecture HP5 le soir. Sortie du département des mystères. Un peu déçu peut-être par le style d’écriture, ou la narration je ne sais pas. Je n’ai pas trouvé la scène formidable. Mais cela regorge toujours d’imagination symbolique. Toujours une aide pour la pensée, pour la raison comme les autres structures. Et d’une valorisation morale de la vie équilibrée face à la domination entropique d’une structure. Il y a pire que la mort, car finalement la mort n’est que le cours naturel de l’existence. Fait partie de l’équilibre des structures. Des lois de cet univers. Mais il y a des formes d’existence bien plus perverses, terribles. Genre Voldemort à l’âme brisée en morceaux.
Discours de Dumbledore à Harry une fois de retour dans son bureau magnifique. Plein de sagesse. Importance de la responsabilité individuelle dans la gestion des structures, et de l’adaptation nécessaire face à environnement (jeunesse, vieillesse…) :
`There is no shame in what you are feeling, Harry,’ said Dumbledore’s voice. `On the contrary… the fact that you can feel pain like this is your greatest strength.’
Harry felt the white-hot anger lick his insides, blazing in the terrible emptiness, filling him with the desire to hurt Dumbledore for his calmness and his empty words.
`My greatest strength, is it?’ said Harry, his voice shaking as he stared out at the Quidditch stadium, no longer seeing it. `You haven’t got a clue… you don’t know…’
`What don’t I know?’ asked Dumbledore calmly. It was too much. Harry turned around, shaking with rage.
`I don’t want to talk about how I feel, all right?
‘Harry, suffering like this proves you are still a man! This pain is part of being human’ […]
`YOU DON’T KNOW HOW I FEEL!’ Harry roared. `YOU – STANDING THERE – YOU’ but words were no longer enough, smashing things was no more help; he wanted to run, he wanted to keep running and never look back, he wanted to be somewhere he could not see the clear blue eyes staring at him, that hatefully calm old face. He turned on his heel and ran to the door, seized the doorknob again and wrenched at it. But the door would not open. Harry turned back to Dumbledore.
`Let me out,’ he said. He was shaking from head to foot.
`No,’ said Dumbledore., simply. For a few seconds they stared at each other.
`Let me out,’ Harry said again.
`No,’ Dumbledore repeated.
`If you don’t – if you keep me in here – if you don’t let me I will’
`By all means continue destroying my possessions,’ said Dumbledore serenely. `I daresay I have too many.’ […]
`Please sit down,’ said Dumbledore. It was not an order, it was a request.
Harry hesitated, then walked slowly across the room now littered with silver cogs and fragments of wood, and took the seat facing Dumbledore’s desk. […]
`Harry, I owe you an explanation,’ said Dumbledore. `An explanation of an old man’s mistakes. For I see now that what I have done, and not done, with regard to you, bears all the hallmarks of the failings of age. Youth cannot know how age thinks and feels. But old men are guilty if they forget what it was to be young … and I seem to have forgotten, lately …’ […]
`There is a room in the Department of Mysteries,’ interrupted Dumbledore, `that is kept locked at all times. It contains a force that is at once more wonderful and more terrible than death, than human intelligence, than the forces of nature. It is also, perhaps, the most mysterious of the many subjects for study that reside there. It is the power held within that room that you possess in such quantities and which Voldemort has not at all. That power took you to save Sirius tonight. That power also saved you from possession by Voldemort, because he could not bear to reside in a body so full of the force he detests. In the end, it mattered not that you could not close your mind. It was your heart that saved you.’
Harry closed his eyes. If he had not gone to save Sirius, Sirius would not have died… More to stave off the moment when he would have to think of Sirius again, Harry asked, without caring much about the answer, `The end of the prophecy… it was something about… neither can live…’
`… while the other survives,’ said Dumbledore.
`So,’ said Harry, dredging up the words from what felt like a deep well of despair inside him, `so does that mean that… that one of us has got to kill the other one… in the end?’
`Yes,’ said Dumbledore.
Ai-je honte d’offrir autant d’attention à un livre comme HP ? Non. Oh bien sûr il y a la mythologie grecque, des œuvres bien mieux écrites et bien plus profonde. Certainement. Pourtant, j’ai l’intime conviction qu’il y a dans HP comme dans le SDA une universalité, et un équilibre hors du commun. Une sagesse. Ces œuvres sont des mythologies modernes, adaptées à notre époque. C’est elles qui parlent le plus directement à notre imagination.
Je ne pratique pas mes méditations. Je ne sais pas pourquoi, c’est trop difficile. Je ne prends pas la peine… Pourtant je continue de mettre à jour mes rituels, d’améliorer les descriptions. Ca n’est pas parce que c’est difficile que je dois renoncer. Ou que les concepts sont mauvais.
18/06/17
Aujourd’hui c’est le grand jour. Enfin je ne sais pas. Je passe mon test de kendo, le premier kyu. C’est le niveau qui permet ensuite, du moins au Japon, de passer le premier dan. Expérience très particulière pour de nombreuses raisons.
D’abord je n’ai pas pratiqué depuis une semaine, car je devais voyager avec ma famille. J’ai donc un peu perdu la main. Mais l’essentiel est là. Le matin consiste en un entraînement. Le test lui-même, qui se compose d’un kirikaeshi, d’un combat et de 9 katas, a lieu en début d’après midi.
Je me sens mal à l’aise car il n’y a que des jeunes qui ont entre 8 et 12 ans… Seulement deux adultes en plus de moi. J’ai l’impression d’être ces gens qui se font baptiser tardivement à l’église. Sans mentionner le fait que je suis le seul occidental. Et que tout le monde me regarde avec des gros yeux. C’est bon pour l’humilité cependant. Accepter d’être un enfant. Se dire que l’important est de progresser dans le mouvement, peu importe d’où on part et où on arrive.
L’atmosphère est très solennelle. Plusieurs juges officiels sont là. Par exemple le professeur de kendo de l’université. Un japonais au teint très foncé avec de longs cheveux blancs. Il fait vraiment samouraï ! Les instructions sont données clairement. Cérémonies de salut. Discours. On distribue les numéros (123 pour moi). Durant l’entraînement, on me dit que je dois plus prendre mon temps avant d’attaquer. Crier plus fort. On déjeune avec Saito et Kusaka sensei en regardant la compétition de badminton qui a lieu dans le même complexe sportif. Je ne peux m’empêcher de penser que c’est quand même un sport bien plus intéressant à jouer. Plus complet. Même s’il manque la dimension rituelle, respect et service équilibre environnement guerrier…
A 13h, l’examen commence. On passe par groupes pour le kirikaeshi. Puis combat. Je suis le dernier avec mon partenaire adulte. Le combat se déroule bien. En revanche je me plante dans les katas, pour le cinquième. Mais il est possible que l’erreur n’ait même pas été remarquée.
Finalement j’obtiens l’examen. Les profs me félicitent. J’offre leurs cadeaux à Kusaka et Saito.
Le soir on fête ça avec la famille d’accueil, Chérie et sa fille Mai (prononcer maille). Dîner junk food : frites, pâtes et pizza. Puis on regarde fantastic beasts. Je n’avais pas vraiment envie de regarder un film, mais je le fais pour partager un moment avec la famille d’accueil. Et Mai ne l’avait pas vu.
Concernant le kendo d’une manière générale, l’expérience fut intéressante, mais je ne suis pas satisfait de mon entraînement, qui fut très violent physiquement. J’étais intégré à deux groupes de confirmés, et j’ai eu de nombreuses douleurs. Mon corps n’a pas eu le temps de se faire aux mouvements de la discipline. J’ai une chance infinie d’avoir pu être intégré à ces groupes, mais cela m’a empêché de prendre le temps de me faire au kendo. Bref, entraînement trop précipité, en raison aussi du format de mon projet. Il n’y a aucun coupable, mon expérience ne pouvait être meilleure dans les conditions données. Mais le fait est que par sa dimension guerrière face à l’environnement, le kendo doit être abordé prudemment, car il peut vite blesser. Au même titre que tous les sports de combats en fait. Je regrette aussi le côté très déséquilibré du kendo, qui développe principalement le bras gauche et la jambe droite (mais on retrouve la même chose dans les sports de raquette…).
Le kendo valorise comme tous les arts martiaux l’harmonie du corps et de l’esprit, mais ça n’est que du vent, un argument marketing. Toute action implique une harmonie des structures. Le joueur de badminton a autant besoin d’un accord dans l’intention et l’attention du corps et de la raison que le kendoka. Dans le kendo, la force de l’intention est cependant manifestée physiquement par le cri. Symbolique. L’idée est d’encourager la détermination. Mais on retrouve en fait ce cri dans d’autres sports ! Le tennis par exemple.
Le kendo est très codifié, ritualisé. Cela est bon. Ca permet d’offrir une attention toute particulière à son environnement, d’affiner son aperception, son respect. Des autres, du matériel, de soi-même. Cela est important.
En définitive mon expérience est positive, même si je ne pense pas continuer à mon retour en France en raison du côté déséquilibré du sport, et trop violent, sec. J’en ferai peut-être occasionnellement. Ne serait-ce que pour me remémorer l’importance du rituel pour le respect des structures et la sensibilité, ainsi que l’union des structures dans l’intention de l’action. La détermination au mouvement juste.
19/06/17
Bonne journée ! Consacrée à ma recherche. Le matin j’ai passé un peu de temps à améliorer mes rituels. J’ai notamment recadré la définition du mouvement et de l’amour en fonction de certaines références. L’idée que la vie est le mouvement de l’énergie manifestée d’une manière particulière. Déterminée. On peut l’explorer vers ses limites mais il ne faut pas dépasser le seuil critique des 80%… Et importance aussi de faire en sorte que chaque structure avance dans le même sens, qu’elle ne s’oppose pas mutuellement en intention et en attention. Distinguer aussi différents niveaux d’intensité dans l’engagement. Et de complétude. Se méfier du trop plein d’expériences intenses. Idée que le mal n’est pas le mal absolu mais simplement une morale différente que je dois, au nom de la mienne, contenir… Amour de tous.
Etre préparé à l’extrême, à l’unilatéralisation de l’expérience humaine… Il y a les situations où l’extrême est provoqué volontairement, comme par exemple la plongée sous marine en libre (guillaume nery https://www.youtube.com/watch?v=IDbmG5KFnqc), et les situations où on le subit, comme une maladie, un accident ou cataclysme naturel, civile ou militaire. Dans tous les cas, il s’agit si on doit faire face à l’extrême n’accepter les sacrifices que cela engendre. Car on ne peut évoluer dans un environnement extrême en exigeant de conserver ses caractéristiques équilibrées. La pression entropique est trop forte. Le mouvement des structures tant à disparaître… Cependant si on négocie bien, on peut éviter l’irréversible. Cf guillaume nery. Tenir bon. Mais au-delà on peut goûter à une énergie non manifestée, infinie. L’énergie à l’état pur.
Est-ce que les étirements de yoga sont une recherche de l’extrême ? Non car il ne s’agit pas de détruire mais d’étendre la capacité de mouvement de son corps. Comme la plongée. D’amplifier le mouvement, de le grandir. D’aller plus loin de le développement de la structure corporelle, mais pas trop loin. Cela vaut pour chaque structure. Il faut toujours respecter l’équi libre car si on le brise, on risque simplement de se dissoudre avant l’heure tout à fait dans l’entropie, le néant. C’est une danse avec l’ours. Fleurter avec la limite… Et goûter l’étendu de notre pouvoir… ainsi que ses limites.
Travaillé sur ma recherche. Bientôt terminé la première partie. Je veux finir aujourd’hui. Et attaquer aussi le montage photos.
Très bon déjeuner. J’ai préparé une omelette japonaise avec Chérie fm (tamago yaki). Et aussi fait des boules de riz (onigiri). C’était sympa de faire un peu la cuisine. Ca complète la vaisselle que je fais à la fin de chaque repas (mais pour mon assiette seulement).
Souhaiter la fête des père à papa ! Appris que Mamie a fait un petit infractus chez dominique il y a quelques semaines. Elle va faire des examen approfondis maintenant. J’espère que tout ira bien… ! On a de la chance que rien de grave ne soit arrivé au Japon.
Fait mes étirements ! Dans la souffrance. Les grands écarts m’ont demandé un temps fou. Un temps fou pour rassembler une intention corporelle suffisamment puissante. Une énergie intentionnelle. Mais réussi à la fin. Fait du bien. Ecouter son corps… se gorger de mouvement ample et pur.
Regardé un bout de film d’horreur adoré par Mai san. Très mal joué, film japonais. Enfin sympa de sa part quand même.
Terminé HP5. Accentuation de la différence d’HP à la fin. De son côté à part. Le fait est qu’il est condamné à faire face à l’extrême structurel… à lutter pour préserver la vie. Il est donc un héro malgré lui. Celui qui incarne l’équilibre face à l’extrême. Le mouvement de la vie face au mouvement entropiste…
20/06/17
Rêvé que je passais un oral d’admission à l’ena… avec Ségolène Royale (j’ai regardé la passation de pouvoir entre elle et Nicolas Hulot la veille). Et d’autres camarades de Sciences Po qui se sont fait descendre. Moi je m’en sors bien. Sauf quand ils me posent une question sur un projet d’aménagement urbain écologique que je ne connais pas ahah. Je mentionne l’idée que l’ena c’est pour moi une école de management éthique. C’est un rôle qui s’apparente à un cadre d’entreprise, en bien plus important, car s’impose aux individus.
Je suis ivre du mouvement équilibré. Du mouvement pur des structures. De son attention et intention. De son développement… de la danse avec l’ours et l’orage. Du mouvement pour la vie.
Journée de la raison. En ce moment j’en sans cesse en tête les concepts fondamentaux de l’univers rationnel. Je travaille beaucoup dessus. Les évolutions les plus récentes étant évoquées ci-dessus. La dynamique d’unification qui caractérise la vie est la manifestation d’une énergie pure d’amour, qui se trouve manifestée dans un univers entropique. Le résultat de cette rencontre est le mouvement et ce qui caractérise l’énergie pure par rapport à l’entropie c’est la logique de diversité du mouvement, des rencontres structurelles… Aussi je suis moi-même en tant qu’être humain une incarnation de l’amour. Soumis à l’entropie, mais libre d’honorer la diversité et l’amplitude malgré tout. J’ai en moi un instinct qui me dit que j’appartiens à la vie, l’énergie pure, l’amour. Je m’accroche à la vie. Si je renonce, je condamne la quantité d’énergie pure investie dans cette rencontre… Parce qu’une partie de l’énergie est engagée dans la lutte quoi qu’il arrive. J’appartiens à cette lutte. C’est mon identité, ce qui m’a été offert.
Journée kendo. Je m’entraîne au dojo kentai. Avec les dames et aussi sano et saito san. Entraînement sympa ! Je profite de cette dernière fois. A la fin je fais un combat contre chaque kenshi, à la suite. Etonnamment je tiens le coup. A la fin de l’entraînement direction un délicieux restaurant japonais. Je découvre encore de nouveaux légumes (Satoimoka = taro géant des marais).
Faut-il passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre le réchauffement ? Société secrète… Difficile. Je crois plutôt dans l’encouragement de l’action colibris. Et l’action gouvernementale pour le TIR… mais l’avenir reste relativement sombre dans tous les cas.
Demain il faut que je fasse des étirements léger. Mon corps est étrangement détraqué.
21/06/17
Ma structure corporelle est en surcharge. J’ai l’estomac en vrac. Sale sentiment de lourdeur, comme gonflé. Rouillé par l’immobilité. Esprit embrumé également. Paupières lourdes. Je n’arrive pas à me réveiller. Impatient de retrouver les footing à Neufvy avec Esquive. Je suis frustré par mes échecs en montage de la veille. Ca me gonfle d’être condamné à y passer autant de temps… j’aimerais plier ça vite fait. Mais je dois me remotiver. Et arriver à faire un premier rendu pour la fête à Neufvy. Quelque chose de simple d’abord. J’aurais le temps cet été de peaufiner.
En attendant ce matin avant le cours d’allemand qui n’a aucun sens (je suis également très frustré de ne plus parler allemand mais pour y remédier je suis déterminé à lire HP 6 en allemand. Il faut aussi que je réponde à Noémie) c’est RECHERCHE. Cette salope je suis bien décidé à la terminer pour mon retour. Et y’a du boulot.
Donc pour faire simple priorité absolue recherche académique et pratiques rituelles. A mon retour diapo photos/vidéos rapide. Puis dans le temps finalisation de la recherche, de la vidéo, et s’ajouteront enfin les projets château et ena…
Dernier entraînement de kendo ! Je suis définitivement convaincu qu’il s’agit d’un sport purement éducatif, je veux dire qu’il permet de prendre conscience de la nature de la réalité. Il n’est pas à mes yeux fait pour le plaisir, car la pratique est une souffrance permanente, un emmerdement maximum. En revanche je comprends du coup la difficulté du combat, et du travail de régulation de l’environnement. Tout sauf un jeu. Les autres sports sont des jeux dans la mesure où leur pratique est agréable physiquement, même si on se dépasse. Pas d’armure. Les coups sont plus fluides. Les règles variées, claires…
Les cérémonies d’adieu plus qu’interminables. Encore une vague de cadeaux, du sac fait main aux porte clé en sushi en passant par les shinaï, soupes de mizo déshydraté et vidéos de mes entraînements… Mes petites galettes sucrées ne font pas le poids, mais je ne peux faire mieux aujourd’hui. Je suis attristé devant ces cadeaux qui ne sont associés à aucun vrai sentiment. Je veux dire que c’est trop, et que du coup je ne peux être heureux de recevoir, ni attaché aux objets. Il y a quelque chose d’impersonnel. Sentiment de gaspillage.
Journée très pluvieuse ! Il semble que la tsuyu, saison des pluies, ait fini par arriver.
Je rentre épuisé chez la famille d’accueil, après une discussion de plus d’une heure avec les hommes du dojo, qui voulaient prendre un « thé » après l’entraînement. Douche puis recherche, pour laquelle je garde encore un peu d’énergie. J’ai réussi à bien avancer. J’ai bientôt terminé la partie sur le kendo. J’ai opté pour un format original, plus personnel et proche de l’essai. Plutôt satisfait, même si pas terminé !
La musique d’Enya… Quelque chose d’une pureté folle. C’est de la structure environnementale à fond. L’immensité simple, réelle. Profonde. La densité de la pierre. Le souffle des airs. La structure environnementale avec ses rêves impossibles, ses équilibres possibles et ses réalités parfois cruelles. Voilà ce que je peux en dire.
J’ai terminé HP5 ! Je mets régulièrement le film en pause pour réfléchir sur la signification des évènements. Réflexions intéressantes. Je questionne notamment la scène finale du combat D et V. Rapport à la puissance. Grand pouvoir toujours destructeur (cf SDA) mais D contrairement à V l’utilise pour contenir les excès. Donc ok. Implique grande maîtrise à la fois structurelle et spirituelle… énergie pure.
22/06/17
Réveil bien fatigué, le corps épuisé des derniers entraînements de kendo…
Musique dans la voiture de Mai san : Hilary duff fly. Magnifique car retranscrit parfaitement sa personnalité, l’atmoshpère en sa présence.
Journée à Kamakura et Yokohama (china town). Voyage en bus. Intéressant car c’est le mode de voyage préféré des japonais. En groupe et en bus… Chiant à mourir. Complètement dépendant, pas de liberté. En plus Kamakura est à plus de trois heures de route d’Utsunomiya, sans compter les bouchons… donc finalement je me suis tapé une journée de bus plus qu’autre chose. En plus j’étais un peu malade, mal au ventre. Les autres étaient naturellement inquiets. J’étais super fatigué. Mais j’ai malgré tout apprécié. Surtout la gentillesse des japonais… comme toujours. Evidemment c’est lourd à supporter, mais c’est la culture. Et je l’accepte. Ce côté surcharge environnementale. On a visité deux sanctuaires, entourés de fleurs hydrangea (je ne sais pas comment le dire en français).
Souvenir des petits dessins animés gore mais super drôle car en apparence tout gentil : happytreefriends… illustration qu’est-ce que l’entropie…
Management… chaque élément de l’environnement a sa place équilibrée. Chaque partie de structure doit trouver sa place, c’est à dire contribuer au développement équilibré de la structure. Car sinon elle tombe dans un comportement entropique, destructeur. Tenir compte donc des spécificités de chaque personnes. Savoir prévenir les mauvaises places. Etre bienveillant envers tous, ne pas surexploiter.
Je remets beaucoup en question mon système. Pour faire simple je l’ébranle avec force pour être certain qu’il tienne le coup. Je teste en particulier les principes de la structure rationnelle, la plus à même de flancher. J’ai ajouté l’importance des échanges entre structure. Et bien sûr garder en tête l’idée d’égalité réaliste. Pas de priorité à la réalité environnementale ou imaginative. Coexistence entière. Je ne peux décider.
23/06/17
Aujourd’hui évènement magique. Nobby, membre de l’UCIA, m’a confié un secret. Evidemment puisqu’il s’agit d’un secret je ne peux en parler. Mais ce geste en dit beaucoup sur l’esprit japonais que je tente tant bien que mal de comprendre depuis mon arrivée ici. Beaucoup car elle n’est pas la seule personne à l’avoir fait. Les gens ont beaucoup de choses qu’ils dissimulent. Notamment sur leur histoire familiale.
Pour faire simple, l’environnement est une structure très complexe, et fragile. Nous savons bien que l’entropie est puissante, et qu’elle menace tous les équilibres. Ainsi, pour se protéger des excès de l’environnement, un japonais se comporte à son égard avec une grande prudence. La culture du secret est largement partagée, car cela permet de contrôler notre rapport à l’environnement. Et bien sûr cela fonctionne car tout le monde est « lié par ces secrets. Serment inviolable ? Peut-être. Responsabilité de le tenir. Se protéger, protéger les autres. Cela s’oppose à notre culture occidentale moderne, où souvent tout doit être dit, avoué, partagé
De même, le Japonais évite tout conflit, ne parle pas du mal. Ne le nomme pas. Essaye de lui donner le minimum d’énergie, de résistance. Prudence à son égard. Respecte l’ennemi. Mais ça n’est pas pour autant qu’il ne le gère pas. Cf SDA.
Constat incroyable. Mesure la plus intense du bordel dans lequel nous vivons au XXIème siècle. C’est simple : depuis que je suis au Japon, je suis réintégré à un mode de vie occidental classique. Malgré les différences culturelles, on retrouve une société de consommation, en fait encore plus violente que la nôtre. Du coup, j’ai perdu pendant deux mois la simplicité que j’avais trouvée en Chine et en Inde. A vrai dire en Chine je commençais déjà à la perdre.
Depuis quelques jours, sentant la fin de mon voyage approcher, je retrouve cette simplicité. Et comme je vis les transformations pour la deuxième, je mesure d’autant mieux leur beauté. De même que l’étendu du piège dans lequel nous tombons tous à travers la consommation. J’ai eu un mal considérable à me déintoxiquer. Et pourtant après 10 mois je suis sensé être entraîné à cela. Pourtant ce fut très difficile, et je sens encore maintenant les cicatrices des addictions que j’ai souffert ces deux derniers mois.
Les addictions dont je parle sont des produits de l’environnement que j’ai besoin de consommer pour être heureux. Le problème étant que sans elles, la vie la plus simple est un calvaire, je suis dans la fuite permanente de la seule nature. Dans mon cas, l’addiction a commencé avec le retour de facebook, de youtube et le visionnage de la série manga bleach. Facebook et youtube étaient des addictions simples, dans la mesure où ça ne me rendait pas vraiment heureux. En revanche bleach était le paroxysme de chacune de mes journées. Et je sacrifiais la vie avec la famille d’accueil pour regarder mes deux épisodes quotidiens. Par la suite, j’ai commencé à lire Harry Potter 5 et là encore, c’est devenu mon addiction. Avec en même temps youtube (lets play, humour…)
Pourquoi est-ce mauvais ? Ces consommations désensibilisent complètement l’attention des structures et l’empêche ainsi d’apercevoir les mouvements subtils de l’existence. En effet, les consommations modernes sont pleines de stimulants extrêmement puissants, qui émoussent les sens. On trouve là le processus classique à toute addiction : je m’accoutume à la force du stimulant, jusqu’à ce que je n’y vois rien de fort. Ce produit devient la dose minimum dont j’ai besoin pour survivre. Je dois consommer plus pour être à nouveau heureux. Et si j’en manque c’est la déprime. Comme je connais l’expérience de la pureté, mon intention corporelle me poussait à lâcher prise sur la fièvre consummériste par de nombreux signaux : fatigue extrême, problèmes de digestion… mais j’étais aveugle.
Plus d’attention aux gestes simples, sacrifice de mon corps, plus d’attention à la nourriture… Plus de rituel, plus de méditation. Plus de taiji, plus de muscu. Seul le yoga a résisté. Dans la souffrance… Etrange un tel bouleversement… Pourtant ça reste raisonnable n’est-ce pas ? Deux épisodes de 20 minutes chaque jour… rien du tout hein ! Et bien détrompez-vous. Cela est suffisant pour me déconnecter de l’essentiel. Je parle de l’essentiel magique que j’ai découvert à Tushita il y a 10 mois. Celui qui donne accès à une liberté infinie d’être. Cet essentiel se perd en une fraction de seconde. Et j’ai mis un temps fou à m’en aperçevoir. Traduit en langage 5tructure cela signifié surdécharge colossale de l’environnement et en même temps de la raison, et surcharge des 3 autres structures. Risque de déséquilibre entropique total… escalade de la puissance destructrice et non équilibrante. Dépendance passive.
Je comprends les efforts d’isolement des moines des fièvres de la modernité. L’isolement d’Enya dont la musique touche mieux que tout autre la vérité structurelle, amoureuse et entropique de l’existence. Je comprends que Tushita nos confisque tout objet électronique pendant la retraite… C’est les conditions de la vie, la vraie.
Je ne pourrai jamais mieux supporter la consommation, car mieux supporter signifie consommer de manière plus superficielle. Et cela je refuse. Je veux estimer chaque élément à sa valeur maximale. Chaque mot de chaque phrase du livre Harry Potter mérite d’être pensé, ressenti, médité. Je tombe bien trop vite dans le besoin passionnel de consommer. Je perds l’idée fondamentale que j’avais saisie dans le bihar, à savoir : et si je devais passer ma vie ainsi, à travailler sans aucun objet mon corps et mon esprit, dans le mouvement le plus pur possible des structures ?
Le premier réflexe défensif fut de supprimer presque entièrement facebook et youtube. Je n’utilise facebook que pour les messages, messages que je ne regarde qu’une fois tous les deux jours maximum. Youtube pour télécharger certaines musiques. Je tiens vraiment à souligner la difficulté de ces gestes. Dans une semaine il est probable que j’éprouve à nouveau un besoin fou de retomber dans le visionnage passif de vidéos. Comme un autre tombe dans la lecture vide d’articles de journaux. Tout cela est la même chose. Une addiction à la consommation de mouvement, pour stimuler artificiellement la mémoire, la raison, le corps… Je dois tenir bon.
Le deuxième réflexe fut d’arrêter de consommer chaque soir un divertissement, ou en tout cas de le consommer de manière fiévreuse, dans le désir d’un toujours plus hâtif. Lire HP trop vite. Regarder le film trop vite. En vérité j’ai arrêté car j’ai fini le bloc livre/film hier soir, en terminant HP5 film. Du coup je me suis retrouvé sans rien. Et plutôt que de combler directement, j’ai décidé d’apprécier cet état de vide. Dieu soit loué. A l’avenir, je souhaite prendre beaucoup plus mon temps pour consommer le divertissement. Le méditer bien plus profondément. Je m’autorise la musique le soir pour m’endormir. Mais là encore prudence… je n’en ai pas besoin. La musique de la vie est suffisante. Doit être suffisante. C’est le retour des voyages parmis les équilibres, les déséquilibres, les rêves désespéré d’absolu dans les 5, l’amour humble, la puissance juste et bleue, noire et injuste… amen.
Enfin il s’agit de reprendre mes rituels, de redéployer une juste intention et attention. Fines, délicates. Car le rituel est le processus entièrement inverse à l’addiction consummériste : il s’agit d’affuter l’intention et l’attention, en descendant en acte vers des mouvements subtils. En exécutant une action équilibrée, nécessairement très simple et proche de la forme la moins entropique de la structure, on retrouve bientôt une force sensibles, qui s’améliore dans la répétition. Ce qui semblait silencieux devient une symphonie. C’est le fameux « retour à l’usage de la corde à noeuds » prôné par Laozi. Comme ces actions sont beaucoup plus simples, on gagne en liberté. En équilibre.
Symptômes prouvant que je suis sur la voie d’une retour à la santé ? Je pourrai ici les passer ne revue structure par structure. Mais pour commencer, je n’ai plus d’addiction à rien. Cela signifie que je ne fais pas quelque chose avec au fond de moi le désir de faire autre chose, d’aller vers un objet de consommaton quelconque. Je suis entièrement dans ce que je fais. L’action la plus simple devient ma finalité existentielle. Ma recherche me satisfait. Le contact avec mon environnement également. Et pour cause : je n’ai que cela ! C’est ma joie existentielle.
Au-delà, e constate que je me remets à réfléchir et à ressentir de manière fondamentale. Les idées sages me pénètrent à chaque instant. Mes intentions retrouvent leur juste cadence. Je suis parcouru d’un frisson de bien être simplement en pensant à une mélodie d’Enya. Je n’ai pas envie d’écouter pour autant. Simplement j’apprécie ce souvenir, ce produit magique de la structure mémorielle. Je retrouve un équilibre dans mes 5 structures. Mon entraînement physique fut magique. Conscience intense. Puissante. Plus de douleurs physiques, notamment dans le ventre, alors que ces dernières atteignaient leur paroxysme ces derniers jours. Je pourrai continuer ainsi longtemps.
24/06/17
Je me regarde dans un miroir. Nu. Mon corps est maigre. Peut-être trop ? Mais je pèse toujours entre 64 et 65. C’est peu mais je ne souhaite pas grossir. Je n’en ai pas besoin. Je pesais 62 kilos au top de ma forme en terminale. Je n’avais pas besoin d’être plus gros pour être heureux.
Mon complexe de jambes trop longues. Sourire quand je pense à T qui a les même… Je complexe notamment car c’est un grand désavantage pour l’escalade. Et pour l’équilibre. Mais c’est ainsi que je suis fait. Mon « imperfection » témoigne de mon humanité. De ma mémoire familiale. Et il y a bien des avantages ! Je cours vite, ahah.
Il faut des responsables politiques parce qu’on a besoin d’un espace public. En créant un espace commun, nous sommes liés par l’environnement de manière directe. L’autre est directement une partie de moi, puisqu’il a besoin de la même chose que moi, et qu’il contribue également à sa disponibilité. Cela évite simplement les déséquilibres entropiques dans l’environnement. La loi n’est pas quelque chose de contre nature, elle rend simplement plus clair les liens qui y existent depuis la nuit des temps. Et incite donc au respect de l’équilibre des structures, malgré l’entropie.
Journée de folie. Environnementale à fond… sentiment étrange de se donner autant pour l’environnement. Je ne suis plus habitué. Du moins dans l’optique d’un divertissement total. Simplement offrir et provoquer rires et sourires. Créer rapprochement, harmonie avec les autres. Communion. Donner de son énergie, prendre celle qui nous entoure. Echange équilibré. Apprécier le mouvement de l’environnement. Ces vies qui nous entourent…
Bon plus concrètement, repas du midi dans un restaurant végétarien, perdu au cœur d’une forêt, installé sur pente de colline, avec un grande terrasse aérienne, des hamacs accrochés dans les arbres, une ambiance nature. Très agréable. J’ai notamment essayé le fauteuil hamac, vraiment très agréable. Impression d’être à nouveau dans le ventre de ma chère maman ! Je veux installer ça à Neufvy. J’ai aussi pris de l’inspiration de leur manière d’écrire leurs menus. Très esthétique. Toute la présentation d’une manière générale. En compagnie de Chérie bien sûr mais aussi d’Aya, sa fille qui a près de 30 ans. Elle n’est pas mariée ! C’est un phénomène de plus en plus courant au Japon. Les filles ne se marient pas, ou très tard. Pourtant elle est magnifique, en fait je devrais même dire envoutante. Sur le chemin du retour on ouvre le toit de la new Beatles de Chérie et on écoute fort drive by de Train. Je dis à Chérie « la vie est belle ». Parce que c’est vrai ! Surtout quand on s’est libéré des intoxications consuméristes.
Retour maison, courte pause. J’en profite pour faire du Yoga, démonstration à Aya. Le soir c’est le repas d’adieu privé dans le restaurant français de Benoît, un expat sur sympa qui s’est marié à une japonaise. Aya ne devait pas venir mais j’ai insisté. Et finalement elle nous a accompagnés. C’était beau et étrange en même temps. Il y a quelque chose entre nous évidemment… mais je la connais si peu. Et le problème majeur, c’est que je ne sais pas d’après des expériences passées si je peux croire ces attirances… elle est à dix mille lieux de mon caractère et de mes valeurs. Sans même parler de l’écart culturel et d’âge.
Soirée restaurant donc. Je chante Je veux de Zaz en karaoké. Et les amants de Saint Jean avec Benoît. Chérie joue les Champs Elysées à l’ocarina. Je fais des tests de personnalités aux filles à côté de moi, Ayumi, Kazumi et Aya. On rigole bien. Puis skype avec mon père qui dit bonjour à tout le monde. Enfin le défilé habituel de cadeaux. 5kg de riz, un vrai appareil photo à monter en papier, des photos imprimées, une calligraphie du Ki ou Qi, 5 jeux de baguettes, 5 portes baguettes, des origamis, un gâteau japonais… c’est de la folie.
Le fait est que j’ai naturellement un côté un peu japonais… dans le sens où j’ai horreur de contredire mon environnement, et d’aller à son encontre. J’aime me sacrifier pour créer l’ambiance. Impulser une dynamique heureuse. Et du coup avec les japonais ça fait résonnance et décuple les effets. Escalade d’intentions… jeu auquel malgré tout ils gagnent toujours à la fin. Peut-être que tout étranger est ainsi traité. Mais j’ai peine à le croire car si c’est le cas, je ne sais pas où ils puisent leur temps et leur argent. Bref.
Fin de soirée… Aya s’éloigne de la table. Je la suis. Nous partons marcher dans la nuit. Elle parle bien anglais car elle a passé un an aux USA. Amen. Elle me dit que c’est calme… et qu’elle aimerait voir des firefly. Je lui demande si elle souhaite un jour se marier. Elle me dit que oui, si elle trouve le bon gars. Elle me demande si je serais prêt à épouser une japonaise… Je lui dis que cela dépend de la personne. Finalement on arrive sous un pont de chemin de fer. Nous dansons quelques pas de rock dans la nuit. Et là je n’arrive pas à aller plus loin. Une voix au fond de moi me murmurant que l’écart est trop grand. Que ça ne pourra fonctionner. Et qu’ainsi je n’ai pas le droit de créer d’espoir chimérique. Je n’attrape pas son regard et revient vers le restaurant.
On enchaîne après sur un verre dans un bar, le Lion’s head. Martini pour moi et elle, Grand-Mère RPZ (elle est fan de martini ahah). Chérie nous colle, c’est plutôt embarrassant. Genre la mère qui tient la chandelle, y’a pas pire comme tue l’amour. Mais mieux vaut peut-être tuer ce qui n’est peut-être pas de l’amour ? Il faut vraiment que je fasse le test (Florent comprendra s’il lit ce passage) ! Bref ! Une aventure humaine annoncée au départ, et vécu jusqu’à la fin. Nous rentrons en taxi. Je ne sais pas si je reverrai Aya un jour, mais elle fut un soleil levant sur le ciel nippon.
25/06/17
Les boissons faussement énergétiques vendues dans des petits flacons de verre en pharmacie
Le matériel à la con pour faire du sport
L’obsession pour la peau jeune, la folie des crèmes hydratantes.
Bon… je ne sais pas si la magie existe, mais en tout cas le miracle des 5 lui est réel. Je cultive un tel équilibre que ma vie s’harmonise dans un tourbillon de folie douce. Cette journée est mémorable.
Recherche le matin. Bon l’annexe que je propose n’a rien de fantastique mais a le mérite d’allonger mes réflexions. Et de lier l’académique avec le personnel. Je remarque simplement que je peine à adopter un langage simple…
Après midi anniversaire de l’UCIA (20 ans !) dans un café. Je revois Masami. On discute bien. Je dois faire le tour de toutes les tables accompagné de Nobby pour remercier officiellement les membres de l’association. Fatiguant, très fatiguant. Mais un grand plaisir. Notamment la discussion avec le vieux professeur d’université Akiyama sensei, spécialisé en histoire de l’art architectural.
On chante pour conclure les chansons populaires ame ame fure fure et Huru Sato
Puis vers 5 heures direction un restaurant italien où on prend une coupe de champagne, avec notamment Maruyama san et Masami, mais aussi Honba. Maruyama s’enfile une assiette de pâte assaisonnée avec des poissons minuscules. Je goûte, c’est plutôt bon.
Et là Masami a une idée géniale, direction karaoké ! Je voulais en faire un avec elle. On a une heure. On décolle. Bon c’est un peu une scession Oji san, c’est à dire vieux de la vieille. Mais ça reste sympa. Je massacre Demons d’Imagine Dragons. Un peu moins Hangover de Taio Cruz (je me devais de réchauffer l’ambiance). Masami a une voix sublime qu’elle maîtrise très bien. Elle fait de la chorale. Elle a notamment chantée Jupiter d’Aya ka (木星)(中文字幕) et les thèmes principaux du château dans le ciel et princesse mononoke. Honba s’enfile un highball et du sake. Il était fait, c’est bien vrai que certains japonais ne tiennent pas du tout l’alcool.
Je croise à la sortie Eiki et Hiroto à qui je peux dire au revoir.
Puis vers 7h retour chez Chérie. Je fais mes bagages. Sentiment étrange. Je suis prêt à rentrer cependant. Et à quitter mon île de sagesse pour mettre toutes mes réflexions à l’épreuve du grand monde. C’est maintenant l’instant de vérité. C’est là qu’il faut tenir bon.
Surprise en soirée… A vient me dire au revoir. Large pantalon bleu ciel, top blanc en soie. Les cheveux couleur de feu. M est là également. On parle anglais avec A, C et M ne comprennent pas. Au début on parlait du vendeur de kebab malien Alex à qui j’ai promis hier d’acheter un kebab. Puis A me dit que son ancien petit ami travaillait au Lion’s head, bar dans lequel on était le veille. Elle me parle de lui, de ses tromperies et de la façon dont leur histoire s’est terminée. Et là C qui pige rien nous demande si on aime les kebab. Fou rire.
Je ne suis plus stressé, à vouloir ambiancer artificiellement et par la seule force de ma volonté la soirée. C’était un grand défaut que j’avais. Désormais je vis l’instant, je cherche d’abord le désir et le partage avec l’autre. A un moment je lance le sujet du karaoké. Puis je dis en rigolant qu’on a qu’à y aller. Il était 10h déjà mais rien à faire. M à mon grand étonnement et plaisir nous accompagne A et moi. Ca n’est pas du tout gênant. Tant son caractère est facile. Elle est fan de hard rock, et a un côté très dark, que beaucoup de japonais cultivent bien. Elle adore les films d’horreur, et croit probablement aux fantômes. Elle joue à biohazard, soit resident evil. Sa vie est simple, elle semble ne pas se prendre la tête. Tout le contraire d’A, l’aînée qui a 30 ans tout juste. On marche 20 minutes jusqu’au karaoké, où M travaillait il y a quelques années. On entre dans la salle des merveilles, où tout peut arriver. Et on commence à chanter (cette playlist reflète mon incultisme, mais il faut savoir qu’il y a peu de morceaux français et que j’écoute de toute manière uniquement de l’instrumental) :
Poupée de cire
Tous les cris les SOS
demons
may it be enya
your song
hangover
atc around the world
I knew you were trouble
Poker Face
We don’t talk anymore
One call away
Feel this moment (cursed one…)
Fly d’Hilary
Let it be (massacre)
Everytime britney
BYOB ahah
Payphone
castle of glass
We will rock you
The final countdown
rolling in the deep
Hymn for the weekend Oh I Oh I lalalalalalala
Imagin de John
de nombreux sons japonais de rock moyens dont je n’ai pas retenu les titres mais apprécié l’écoute. Surtout que M me demandait de participer ! Alors je faisais ce que je pouvais en vocalise immondes et répétitions des trois mots de japonais que j’arrivais à comprendre. Je ne sais pas comment de mon côté j’ai fait pour chanter autant de morceaux… et surtout pour ne pas trop les massacrer.
C’est incroyable comme la réussite d’une chanson au karaoké ne tient qu’à la capacité de se lâcher entièrement, à vraiment envoyer envoyer sa voix. De croire en soit. On boit bien mais je tiens étonnamment, ça aide. J’enfile 5 gin tonic, renverse le dernier sur A, rien n’est parfait. J’aurais aimé ne pas boire car il est possible de faire des miracles sans. Mais il semble que cette fois, pour une fois, il était bon pour moi de suivre le mouvement.
A n’aime pas beaucoup le karaoké. C’est fou, mais elle qui est beaucoup moins timide que M dans la vie quotidienne le devient au karaoké, là où M au contraire se lâche. Elles sont sœurs mais diamétralement opposées. Bon A chante malgré tout, et bien. Je ne détaillerai pas plus l’évolution de notre relation au cours de la soirée. Qui se termine à 4 heures du matin (pauvre C qui était inquiète, mais heureuse en même temps !). Retour à pied à la maison. On dit à M qu’on marche un peu. Enfin A le dit, je me laisse porter. La ballade le long de la rivière fut magnifique. Je n’oublierai jamais… que j’ai finalement croisé son regard. Et il faut encore sublimer cette journée de rêve par le pardon d’A, qui me rappelle que je suis encore au Japon. Et que la vie est belle.
26/06/17
Un rêve bleu, Aladin, en japonais.
Cérémonie d’adieux incroyable à l’hotel de ville. J’étais littéralement l’ambassadeur français au Japon. On monte vers le bureau du député maire (le maire lui-même ne me ferait pas l’honneur de me rencontrer, n’exagérons pas). Grand couloir, vitrines avec les cadeaux des villes partenaires.
Arrivée dans la salle de réception. Tout en long. Des larges fauteuils autour d’une grande table basse. Deux personnes sont là, que j’ai déjà croisées à l’UCIA. Elles s’occupent du protocole. On nous explique à l’avance comment tout se déroulera. J’ai une interprète qui traduit les discours. Et mes propos. A l’arrivée du député maire on se lève. Le thé est ensuite servi. Puis il fait son discours, écrit. Il me parle du bushido. De l’importance que les jeunes s’intéressent à ces sagesses, bien que cela semble se perdre. Il souhaite visiter mon village en France. N’ayant écrit aucun discours, j’exploite les quelques compétences d’orateur que j’ai pu développer à Sciences Po et ailleurs… je rassemble dans ma tête 5 idées, que j’associe à chacun des doigts d’une de mes mains. Afin de dérouler le fil dans mon discours.
Je réponds 1. que je suis honoré de le rencontrer, d’autant plus qu’il semble être un fin connaisseur de l’esprit bushido, 2. Que mon séjour fut formidable, bien que trois mois soient trop court pour saisir toute la profondeur de la philosophie japonaise, de même que pour mesurer la chance que j’ai d’avoir partager cette aventure avec les gens présents aujourd’hui. Mais j’ai une vie devant moi pour vous remercier, 3. Qu’on divise souvent la philosophie entre occident et orient. Mais nous sommes tous humains et ainsi l’unique manière d’être un esprit entier est d’appréhender ces deux grandes cultures, 4. Que Sénèque nous dit qu’il ne faut pas attendre que l’orage passe, mais apprendre à danser sous la pluie. J’ai personnellement dansé sous des pluies de shinaï au kendo. Avec trop peu de grâce, mais beaucoup de passion. Je remercie donc infiniment mes deux sensei ici présents, 5. Enfin rien de tout cela n’aurait été possible sans l’UCIA, association avec laquelle j’ai pu travailler, et les familles d’accueil, qui m’ont hébergé comme un fils.
Petit tour à la belle église en pierre oya de la ville. Adieux à Maruyama san et Wagu san.
Soirée Okonomiyaki ! Ave Say et Hiro. Mai et Chérie. Sympa. J’offre à Mai mon collier bouddhiste d’Inde. Pour l’éclairer peut-être vers la lumière, elle qui parfois se perd dans l’ombre. Le petit prince également, pour la même raison.
Le respect particulier des japonais envers les gens qui font un métier de merde, genre le chauffeur de la navette bus fukudaya… ils ont bien plus de mérite que moi. Car tandis que la vie leur offre l’immensité, ils acceptent de se limiter au minuscule. Humilité. Respect.
Entrer dans le bus sans laisser descendre et avoir l’impression de commettre un crime contre l’humanité. Ahah.
27/06/17
Cette journée est faite d’adieux et de voyage. Elle incarne une dimension fondamentale de mon aventure… qui fut riche de nombreux départs et arrivées. De sourires et de larmes.
Une bière avec Chérie pour le petit déjeuner ! Elle insistait hier soir, alors je lui ai dit non, plutôt demain matin ahah. Impossible de refuser.
Izre, la fermière, est venue avec son mari. Elle a apporté des grands tournesols qu’elle a distribués à tout le monde comme signe d’adieu. Et les a coupés de son jardin. Entre les poivrons et le raison… Il y avait Chérie et Mai évidemment (Aya travaillait). Mais aussi Say et Hiro, qui m’ont offerts un petit poisson (Hiro) et d’autres bricoles. Masami et Hiroto. J’ai reçu un x-trail miniature, la voiture rouge de la famille dans laquelle je suis monté si souvent. De l’UCIA, Kazumi, Nobby et Chin. A ce dernier j’ai donné ma pierre des plages du débarquement. Ce galet a accompagné les 8 dernières années de ma vie fidèlement. Il fut chargé par Gaël lors d’une méditation. J’ai décidé de l’offrir car j’estime que son énergie m’imprègne désormais entièrement. Autant qu’il serve à quelqu’un de Bon, comme Chin. Dernière rectification de la tenue d’un bokuto avec Seito sensei.
Photos, larmes. Kazumi pleurait. Nobby aussi. Moi aussi. Une fois dans le bus, à l’arrêt suivant, je retrouve avec surprise Kusaka sensei. Une femme incroyable de force et de bonté. Elle sait où elle va. Elle s’entraîne en plus de sa famille et de son travail (traductrice et directrice d’une école pour enfants avec des troubles mentaux) 4 fois par semaine au kendo…
Par la fenêtre, choses que je ne verrai plus en France…
Chiens japonais
Rizières
Bar sushi partout
Belles voiture, prius hybride
Ce que j’appelle la cérémonie d’adieux japonaise a duré en vérité une semaine entière. Cette culture est définitivement hors du commun. Je garde d’elle la générosité. Le don. Le sacrifice. Pour l’autre. La vie est courte. Oser partager son être.
Décollage à 19 :40. Je n’oublierai pas d’écouter Into the west d’Enya dans l’avion. Entre autres musiques… Dans l’immédiat il est temps de continuer ma recherche. Encore !
Vais-je poursuivre ce journal à mon retour ? Probablement. C’est essentiel pour la structure mémorielle. Et ça permet de mesurer ce qu’on fait de bon, ou pas. De s’améliorer. De s’auto évaluer chaque jour.

 

28/06/17
Ma vidéo de l’orage vu de haut !
Magnifiques vidéos dans l’avion. Sur la savane africaine (les gazelles qui se dressent pour aller chercher les feuilles des acacias), les fruits de mer cuisinés (cette image du crabe brulant ouvert net). Et la beauté ultime : avancer vers le jour en avion. Passer de la nuit au jour. Sentiment de remonter le temps.
Il m’aura fallu trois ans, dont une année entièrement dédiée, pour gagner ce qui manquait cruellement à mon éducation : un savoir pratique, une connaissance de ma morale ainsi que de l’éthique de l’existence humaine, pouvant être appliquée en actes a chaque instant.

Débordé par un sentiment d’amour infini pour notre pays. En contemplant le champs et les petits villages de l’avion. Qu’elle beauté. Quelle sagesse. Loin de la folie économique de l’Asie. La crise ? Certainement pas. Le savoir vivre.

Cet échange de regard avec une jeune française blonde. Habillée du charme français. Les premiers bonjour avec le personnel de l’aéroport.
Force de la mémoire. De la traduction dans le coeur des gens. Plus fermés qu’en Asie. La bas tradition mais ouverture. Juste hiérarchie autorité. Ici force de l’individu.
Voici. J’ai traversé le grand mur. Celui qui séparait le rêve de la réalité. Et désormais je fusionne les deux. Je deviens un ayant renoué avec ma terre natale.
Dans le même avion que Tom de Sciences Po que je salue en attendant de récupérer mes bagages. Je constate que mes shinaï enroulés autour de mon sac rouge ont tenu bon.
Je retrouve Papa à l’aéroport. Je suis heureux. La beauté du mouvement de la mémoire, de l’environnement… La pureté, la simplicité. La gentillesse.
Les mots me manquent. Je suis comblé. Je conduis sur le chemin du retour. La France. Conduire à droite. Le paysage. La richesse de la nature. Non soumise à des saisons extrêmes. Nous appelons mamie.

Arrivée à Neufvy. Je ne m’arrête pas par la maison. Directement go à Colibris. Symbolique. C’est le premier endroit que je retrouve.

Puis arrivée maison. Je revois maman qui ouvre la fenêtre de la salle de bain à l’étage. Les chiens. Esquive folle de joie. Moi aussi. Les chats… J’ai l’impression d’être parti hier, et en même temps je me sens magiquement métamorphosé. Sur de moi. Fort. Je sais ou je vais. Plans d’avenir clairement établis. Ethique et morale cohérentes. Le doute est là, oui. Mais jamais plus immobilisant. L’amour.
Quelques messages à mes amis. Je défais mes sacs. Je n’arrive pas à croire ce qui m’arrive. Le temps sublime de plus en plus mon expérience. Et je sais que j’ai toutes mes traces écrites pour ne jamais oublier.
Je rends visite aux parize dans le village, ainsi qu’à Carole. Frappé parfois par la misère. Oui, nous sommes à la campagne. La réalité des vies que je dois taire ici. Et malgré tout l’accueil, le sourire. C’est pour cela que j’aime colibris. Pour cela que j’aime Neufvy.
Le déjeuner… salade de tomates DELICIEUSES. Des vraies tomates. Avec des olives et de la mozza. Un plat de riz et de légumes préparé par maman. Du pain et du fromage, plateau magnifique de chez Catherine. Une compote de rhubarbe en dessert. Le bonheur à l’état pur. Je goutte les saveurs. Rien n’a le même goût. Tout est bon. Equilibré. Pur. Ca n’est pas ces produits immondes qui viennent de Chine et de l’enfer de chimie et de pollution. Je goutte l’air d’ici. Les odeurs. C’est beau tout simplement. C’est vrai. Je ressens par l’imagination l’énergie juste qui règne en ces lieux.
Je retrouve Titouan. Complicité. Frère.
Je retrouve Mij, Nan, Oli, Fran à Colibris l’après midi. Je ne suis pas fatigué, simplement prêt à reprendre les rênes. A organiser la soirée de ce weekend pour mes amis.
29/07/17
Je suis rentré. On aurait pu penser à une déprime, une désorientation totale… et bien non. Bien sûr cela est un étrange sentiment que de parler à ses proches et de marcher dans sa maison. Mais je vais bien. Car je me suis préparé mentalement au retour. J’ai de nombreux projets auxquels m’accrocher.
Pas eu le temps de mettre à jour le journal ici. Trop occupé avec la préparation de la colibris Neufvy !

Je me permets de déborder un peu sur juillet ici pour intégrer la Colibris Neufvy, fête de retour que j’organise avec Niel. Cela marque mon retour, et la transition entre le développement de théories et de pratiques dans un cocon asiatique dédié, et leur mise à l’épreuve dans mon environnement natal…

30,01,02/07/17
Je n’ai pas eu le temps de poser beaucoup avec cette colibris neufvy à préparer ! Vendredi il a fallu installer tout le matériel : méchoui, barnum, tables, chaises, nettoyer la maison, apporter le câblage, la nourriture et les courses…
M est arrivé dans l’aprem pour m’aider à préparer. Dieu soit loué ! Ave les frères Maiz, Titouan et Mam on a pu monter le barnum sans problème.
Belle soirée le vendredi soir. Nic D est passé. S, Ll… plaisir de les revoir !! Jas également. Plus bien évidemment Nl et son pote Ch. Et évidemment le fidèle François. On a fait des bonnes crêpes. Bu de la bière. J’avais installé la salle avec des coussins au sol, le gros pouffe. Des bougies et effets de lumière. Un beau feu dans la grande cheminée. Bref au poil. Jeu du clou. Cible pour les étoiles ninja.
J’ai fait une séance mantra méditation. C’était un peu de la folie de le faire, décalage avec les gens présents. Mais on a quand même entonné un bon les nains du hobbit, frère jacque… Om mani padme hum. C’était beau. A faire plutôt à deux. Méditation dite désinibitrice. Pratiquée pour la première fois en Chine dans le Wudang avec G¨.
Puis… direction Moyenneville pour aller chercher les filles hébrard ! Anniversaire de Léo. 20 ans. retrouvailles avec Sev et Fred. Sab J aussi. Val Id. C’est magnifique cette fête car ça me permet d’atterrir vraiment. De retrouver les gens, le pays… On a chanté comme des déjantés au karaoké avec Chloé et Léonie. Grâce à la méditation j’avais une énergie ouf.
Samedi ça reprend de plus belle. Arrivée d’A, de ma cousine Vio et ses cop Cc et Cl. On a fait du quidditch !! Animé par M. Magique, avec les maillots aussi. Cc capitaine d’équipe, les René Coty. Ah oui il y avait mon cher cousin P également (et son frère et ses parents) qui jouait. On s’est bien éclaté. Je faisais le vif d’or. J’ai choppé le quad et fait le tour du parc.
On a aussi du tout installer. Beaucoup de travail. L’an prochain nous opterons pour un format différent. Plus cool niveau logistique. Le temps ne fut pas incroyable… un peu trop humide et froid. Mais heureusement on avait prévu.
En soirée samedi beaucoup de monde qui est venu. Cinquante quatre au total ! J’ai fait un bilan le dimanche soir avec mes parents pour améliorer éventuellement.
On a couper le mouton, Papa s’est parfaitement occupé de la cuisson. Découpe aidé par mes oncles hamot. Dégustation… je n’arrêtais pas, de dire bonjour dans tous les sens. Je fêtais quand même mon retour ! Tout le monde a fait des plats en plus, entrées et dessert. C’était délicieux.
On s’est balancé avec la corde balançoire sous le marronier. Avec Maël dans un balet aérien ahah.
Après le repas c’était combat de kendo. Puis chants autour du feu as usual. Ca a marché moyen car très froid (14 degrés). Mais au moins je pouvais projeter les paroles sur la télé. Le karaoké il nous manquait le micro. Il faudra le faire dans une pièce à part l’an prochain.
Fin de soirée avec Vio et ses cop. On a joué au jeu contact. Vio est super douée ! Les règles sont pas évidentes au début. Moi le soir à 3heures du matin j’étais trop fatigué pour ça. Dommage, j’ai lâché dans la soirée, trop de fatigue accumulée. Mais la structure corporelle n’est pas extensible à l’infinie ! On a dormi devant le feu avec Niel et Charles, la veille c’était avec Maël et François en plus ! Sur les bons coussins de Mijo. Avec les ombres des flammes sur le mur, et le craquement des braises… bercé comme des enfants.
Difficile de me rendre disponible pour les gens. J’avais cette vision d’ensemble pendant le weekend, et surtout la fatigue. Mais j’ai tenu bon.
La famille hamot est venu et revenu le dimanche. J’ai vu grand-mère ! On a plié la bâche. J’ai revu également Roël et Michel, qui ont planté des carottes.
Et finalement dimanche soir, après deux aller-retour avec des voitures à la maison, tout était rangé. Enceinte et câbles raporté, ainsi que télé et affaires de kendo… corde dans l’arbre décrochée. Près à recommencer l’an prochain en mieux ! Et avec tous ceux qui ne pouvaient pas venir cette fois.
03/07/17
Véritable retour, puisque maintenant je n’ai rien d’officile d’organisé dans les jours à venir. Le tout est de continuer à penser en structure. Apprécier le mouvement. Equilibrer. Rester dans une simplicité maximale. Placer des actes. Développer Colibris, finir et avancer mes recherches, penser au projet château.
Je dois faire des étirements. Mon corps est mal en point. Pompé par l’environnement, ainsi que par la mémoire. Mais aussi rechargé ! Je me suis amélioré à ce niveau là.
Je me rends compte que je parle de mon projet encore trop dans la structure rationnelle. Je n’invite pas suffisamment les gens à prendre conscience par des attentions intentions des autres structures.
Je suis impatient de développer le tsuru et le vêtement… Ainsi que le temple. A ce titre le nettoyage dans la maison bulot étage est prévu pour les jours à venir ! Il faut bien que ça bouge. C’est ça le secret. Garder l’équilibre des structures mais toujours être en mouvement.
On me posait souvent la question : ça te fait quoi de revenir ? La réponse est facile : je suis heureux et serein. Je sais où je dois aller. Désormais je ne suis plus dans le doute ou les grands discours. Mais au maximum dans l’action. Poser des actes. Pour valoriser les structures. Avancer.
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s