Ma méthode et ses problèmes

Introduction

« La vérité est qu’il s’agit, en philosophie et même ailleurs, de trouver le problème et par conséquent de le poser, plus encore que de le résoudre. Car un problème spéculatif est résolu dès qu’il est bien posé. J’entends, par là que la solution en existe alors aussitôt, bien qu’elle puisse rester cachée et, pour ainsi dire, couverte : il ne reste plus qu’à la découvrir. Mais poser le problème n’est pas simplement découvrir, c’est inventer. La découverte porte sur ce qui existe déjà, actuellement ou virtuelle­ment ; elle était donc sûre de venir tôt ou tard. L’invention donne l’être à ce qui n’était pas, elle aurait pu ne venir jamais. Déjà en mathématiques, à plus forte raison en métaphysique, l’effort d’invention consiste le plus souvent à susciter le problème, à créer les termes en lesquels il se posera. Position et solution du problème sont bien près ici de s’équivaloir : les vrais grands problèmes ne sont posés que lorsqu’ils sont résolus. Mais beaucoup de petits problèmes sont dans le même cas.
J’ouvre un traité élémentaire de philosophie. Un des premiers chapitres traite du plaisir et de la douleur. On y pose à l’élève une question telle que celle-ci : « Le plaisir est-il ou n’est-il pas le bonheur ? » Mais il faudrait d’abord savoir si plaisir et bonheur sont des genres correspondant à un sectionnement naturel des choses. À la rigueur, la phrase pourrait signifier simplement : « Vu le sens habituel des termes plaisir et bonheur, doit-on dire que le bonheur soit une suite de plaisirs ? » Alors, c’est une question de lexi­que qui se pose ; on ne la résoudra qu’on cherchant comment les mots « plaisir » et « bonheur » ont été employés par les écrivains qui ont le mieux manié la langue. On aura d’ailleurs travaillé utilement ; on aura mieux défini deux termes usuels, c’est-à-dire deux habitudes sociales. Mais si l’on prétend faire davantage, saisir des réalités et non pas mettre au point des conventions, pourquoi veut-on que des termes peut-être artificiels (on ne sait s’ils le sont ou s’ils ne le sont pas, puisqu’on n’a pas encore étudié l’objet) posent un problème qui concerne la nature même des choses ? ». Bergson Henri, La Pensée et le Mouvant, Introduction (deuxième partie), wikisource. Cité par Olivier Abiteboul dans Le paradoxe apprivoisé, Flammarion, 1998.
Le texte de Bergson ci-dessus souligne deux idées centrales de la première orientation problématique et méthodologique de ma recherche. Tout d’abord, la définition du problème soulève déjà une solution. En effet, lorsque je pose mon problème, je définis un champ de recherche particulier dans lequel je m’attends à trouver la solution. Le problème joue le rôle de référentiel, de point de départ. Si je ne sais pas du tout ce que je veux trouver, je ne peux pas poser de problème et encore moins commencer à chercher. La deuxième idée de Bergson est une douce critique des problèmes classiques posés par la philosophie qui ne feraient qu’étudier des oppositions sémantiques conventionnelles. Je souhaite éviter de poser des faux problèmes dont les termes et les solutions seraient relatifs à des « habitudes sociales ».
Jusqu’à présent, je me suis confronté au problème des tensions sémantiques de nos langages. Problème à la source de nombreux paradoxes dont certains sont présentés par Olivier Abiteboul dans Le paradoxe apprivoisé. Les articles de mon blog m’ont fait prendre conscience du pouvoir et des limites classiques de nos outils d’expression et du système général de connaissance qu’ils formulent.
Tout en m’appuyant sur mes articles précédents, à deux semaines de mon départ en Asie, j’entre maintenant dans une deuxième phase importante : la définition de ma méthodologie. Ainsi commence vraiment ma recherche et les problèmes qui y sont liés. L’aventure continue !

 

 1. L’impasse méthodologique

J’ai employé le mot méthodologie. Qu’est-ce que j’entends par là ? Je dirai qu’une méthodologie est un ensemble de principes qui permet à un système prédéfini les appliquant de passer d’un type prédéfini d’état problématique à type prédéfini d’état solutionné.  Je dis « défini » car si on ne connaît pas au moins dans la forme le système d’application ainsi que ses types d’états problématiques et non problématiques potentiels, il est impossible d’identifier la matière dans laquelle on peut construire des principes méthodologiques. Cela reviendrait à vouloir pétrir un pain sans pâte : avant de se demander comment pétrir (méthode), il faut connaître la matière à pétrir (objet de la méthode). Par « type d’état », j’entends la nature du problème et de la solution. Je n’ai pas encore réfléchi à une grille me permettant de distinguer ces différents types d’états mais je m’y attèlerai.
Le grand défaut de cette définition, c’est qu’elle nous empêche de concevoir une méthodologie de définition du système problématique. En effet, si pour construire une méthode de résolution il faut savoir à quel système problématique on a affaire, il est logiquement contradictoire de construire la méthode de résolution pour définir un système problématique. Le « pour » introduit ici un ordre temporel : la méthode a besoin de connaître le système problématique d’où il faut dégager une solution avant de définir les principes de résolution. Ainsi, l’élaboration d’une méthode de recherche commencerait nécessairement par la découverte d’un système problématique sur lequel fonder la méthode. Cela admis, il semble impossible de savoir comment chercher sans savoir d’abord quoi chercher. Faut-il donc que je me résigne à attendre que ma problématique me tombe sur la tête ? Ou bien dois-je me résoudre à énoncer arbitrairement des problèmes jusqu’à ce que dans la liste, je flash pour un en particulier ? Non. Une autre voie est possible.

 2. Le problème se fait problématique

Pour sortir de mon impasse méthodologique, il me faut distinguer la découverte en elle-même de la recherche d’une découverte. Notre article sur l’heuristique est ici précieux. En effet, nous avons vu que si le phénomène de la découverte échappe à toute méthodologie (on ne sait pas comment commander une découverte), la recherche d’un phénomène à découvrir s’y soumet dans une certaine mesure. Ainsi, à défaut de pouvoir « commander » la découverte, il est possible de créer un contexte propice à la découverte. Cette idée suppose que la découverte n’est pas un phénomène entièrement arbitraire, elle émerge de quelque chose, d’un contexte particulier de créativité.
Dans le monde des projets collectifs, ce contexte peut par exemple s’obtenir par des exercices de conditionnement psychologique du groupe (brainstorming, méthode des six chapeaux…). Ces méthodes de conditionnement peuvent se pratiquer inconsciemment : si je décide par exemple d’aller me balader pour me détendre après un dur après-midi de recherche infructueuse, le passage d’un lapin sur mon chemin créera peut-être l’association mentale (l’instant eurêka) qui me manquait pour découvrir la solution. C’est donc en arrêtant de chercher que j’ai trouvé. Je n’ai pas provoqué la découverte, j’ai créé des conditions plus favorables à l’émergence de cette dernière.
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Guy Billout
Fort de ces perspectives, je reviens à mon problème : pour définir ma méthodologie de recherche, je dois commencer par trouver une problématique (c’est-à-dire, donc, un système problématique). Or, nous avons vu qu’une problématique est une forme de découverte qui détermine un système particulier ainsi qu’un type de problème et de solution. Puisqu’il n’existe pas de méthode pour découvrir (à coup sûr) ma problématique, il me reste à travailler sur une méthode de recherche de sa découverte. La nuance est fine, mais bien réelle. Comment chercher pour découvrir un problème ? Cette question en soulève immédiatement d’autres : qu’est-ce qu’un problème ? Pourquoi chercher des problèmes ? D’où viennent-ils ? Paradoxalement, je viens de formuler une problématique ayant pour sujet le problème lui-même. Il s’agit d’une pré-problématique donc la solution sera, j’espère, la problématique véritable de ma recherche.

 3. La méthode à problèmes

Je ne suis pas du tout satisfait de ce que je viens d’écrire. Voyez : je voulais une problématique et une méthode, me voilà avec une pré-problématique et toujours pas de méthode. Je suis donc passé du stade zéro au stade moins un. Encore un effort et je pense parvenir à marcher sur la tête ! Plus sérieusement, ma pré-problématique me satisfait, mais elle ne suffit pas, il me faut un point de départ pour commencer à chercher une méthode.
J’ai le choix ici entre une approche plutôt déductive, c’est-à-dire consistant à définir a priori de la confrontation à des problèmes les caractéristiques d’une bonne méthode pour leur recherche, ou une approche inductive, c’est-à-dire consistant à définir a posteriori de la confrontation à des problèmes les caractéristiques d’une bonne méthode pour leur recherche. Parce que je serai l’année prochaine dans un environnement radicalement nouveau, riche en découvertes et, j’imagine, en problèmes, je pense que la méthode inductive sera plus adéquate. Nous avons vu par ailleurs que toute induction est aussi une forme de déduction. Je me demande maintenant comment éviter l’énumération hasardeuse de problèmes. Comment donner dès à présent un sens à ma recherche ?
Un premier moyen d’éviter le non sens primordial, c’est de se protéger contre l’effet kaléidoscopique. Il s’agit d’une idée imagée qui me fut présentée par Paul Clavier dans un cours de philosophie. Dans un kaléidoscope, des cristaux mobiles sont déformés à travers un prisme, si bien que l’image observée semble différente à chaque fois qu’on modifie la position des cristaux. Pourtant, le prisme et les cristaux sont toujours les mêmes. Ainsi, le monde semble à première vue regorger de réflexions, débats, théories, structures, expériences et phénomènes différents mais quand on commence à y regarder de plus près, le doute s’installe :
Comment se fait-il que dans Star Wars IV (1977) et Star Wars VII (2015), on nous présente deux orphelins vivant sur une planète désertique avant que n’explose l’arme destructrice d’un Empire du mal ? Le laveur de carreaux est-il moins épanoui qu’un cadre d’entreprise ? L’ordinateur et la relativité générale nous ont-ils rendus plus heureux que nos arrières grands-parents ? Comment Dieu s’appelle-t-il ? Qui est responsable du plaisir que me procure une gorgée d’eau ? Les problèmes soulevés par le changement climatique et les souffrances animales sont-ils substantiellement différents de ceux soulevés par le terrorisme ?
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Un jour sans fin, film d’Harold Ramis, 1993.
Je vous laisse le soin de répondre, mais l’hypothèse sous jacente de ces questions défend que les problèmes fondamentaux, ceux peut-être que la philosophie étudie, sont identiques d’un phénomène à l’autre, pour peu qu’on se situe à un même niveau d’appréhension. Autrement dit, à chaque niveau d’appréhension de phénomènes correspond un petit nombre de problèmes identiques pour tous les phénomènes du niveau. Par exemple, la Tour Eiffel, la Statut de la Liberté, la Pyramide de Kheops… sont des constructions qui tombent sous le concept commun de monument et ils posent à ce niveau les mêmes problèmes (conservation, entretien, tourisme…).
Si je fais un tour du monde en visitant un monument dans chaque pays, j’aurai  à la fin une grande « culture générale » relative au concept de monument. Mais si l’on m’interroge sur un monument en particulier, dans quelle mesure serai-je capable d’en parler ? Aurai-je pris le temps de comprendre ce que signifie en substance ce monument au-delà de l’article du guide touristique ? Aurai-je percé l’objet en son cœur ? Il y a peu de chance car la quantité de mes visites exclut la durée nécessaire à un approfondissement. En ayant voulu connaître tous les monuments, je constate finalement que je n’en connais aucun. Je suis resté à un faible niveau d’appréhension et malgré une accumulation de formes (mélange du kaléidoscope), je ne suis jamais allé plus loin que la première strate de problèmes.
Pour prendre un autre exemple, je dirais que les problèmes (et leurs solutions) sont formellement identiques lorsque j’apprends à faire de l’escrime et à manager une équipe technique car il s’agit dans les deux cas de phases d’apprentissage. Une fois passée cette « phase » ou « strate » problématique, une autre apparaît (phase de consolidation par exemple). Compte tenu de ce phénomène, si je me contente pendant ma recherche de lister les différents problèmes que je rencontre au fil de mes expériences (faire tourner le kaléidoscope), je risque d’errer pendant un an de nouveautés en nouveautés sans donner du relief, de la profondeur à ma recherche. Pour reprendre les termes de cette étude, je resterai à un même niveau d’appréhension et donc je serai confronté au même type de problème. Il s’agit là d’une confusion de la quantité de problème avec leur qualité. C’est comme explorer l’océan depuis la surface sans jamais plonger dans ses abysses. La peur serait-elle à l’origine de ce phénomène peut être caractéristique de notre société ?
Au cinéma ou dans la littérature en passant par les médias et la politique, nous jouissons d’une profusion d’information. Le film d’action hollywoodien n’est pas mauvais en soi, c’est la quantité de film et leur consommation qui sont malsaines. Je reprends une référence citée dans mon premier article de blog : selon une étude de l’université de San Diego en Californie (How much information, 2009), la consommation d’information aux Etats-Unis a augmenté de 350% entre 1980 et 2008. Les chercheurs parlent d’une forme d’addiction à l’information où le savoir est confondu avec la nouvelle. Nous croyons découvrir quelque chose, mais nous ne faisons que mélanger les cristaux du kaléidoscope. Comment éviter cet écueil et apporter du relief, de la profondeur à ma recherche ?

4. La découverte du rituel

Pour éviter de dériver horizontalement à travers les expériences et soulever des problèmes de fond, il faut se fixer à l’action dans la durée. Cela n’impliquera pas pour moi de ne faire que planter des clous pendant un an (s’obstiner de manière obsessionnelle dans une tâche) car sans pour autant rejeter la diversité quantitative des expériences (je me confronte à 3 pays, 3 philosophies et 3 disciplines différents), je compte favoriser l’exploration verticale des problèmes. Ce choix est étroitement lié aux traditions asiatiques que je vais découvrir : la diversité quantitative et horizontale des expériences ne suffit pas pour connaître la nature des choses. On accède à la connaissance véritable par l’étude en profondeur, dans l’approfondissement qualitatif d’une expérience.
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Obtenir un cercle parfait, calligraphie chinoise.
Cet approfondissement dont je parle beaucoup, cette fixation à l’activité, comment l’obtenir ? Le premier critère qui me paraît important, c’est la régularité du contact avec l’activité. L’interaction dans la durée, que l’on peut assimiler au concept de rituel. En effet, lorsque je descends dans les niveaux d’appréhension, bien que je répète la même activité, je ne fais pas la même chose. Du nouveau émerge de mes répétitions. Alors, l’activité devient un simple support, un référentiel neutre permettant de distinguer toute la richesse et la complexité des mouvements qui l’entoure. Ce sont ces mouvements qui constituent les véritables problèmes. Finalement, c’est en fixant mon attention sur le visible que je révèle l’invisible.
Je souhaite, très naïvement j’imagine, relever le défi posé par Paul Valery, lors de sa conférence de 1935, Le bilan de l’intelligence : « Les mots « sensationnel », « impressionnant », qu’on emploie couramment aujourd’hui, sont de ces mots qui peignent une époque. Nous ne supportons plus la durée. Nous ne savons plus féconder l’ennui. […] Notre monde moderne est tout occupé de l’exploitation toujours plus efficace, plus approfondie des énergies naturelles. Non seulement il les recherche et les dépense, pour satisfaire aux nécessités éternelles de la vie, mais il les prodigue, et il s’excite à les prodiguer au point de créer de toutes pièces des besoins inédits (et même que l’on eût jamais imaginé), à partir des moyens de contenter ces besoins qui n’existaient pas. Tout se passe dans notre état de civilisation industrielle comme si, ayant inventé quelque substance, on inventait d’après ses propriétés une maladie qu’elle guérisse, une soif qu’elle puisse apaiser, une douleur qu’elle abolisse. On nous inocule donc, pour des fins d’enrichissement, des goûts et des désirs qui n’ont pas de racines dans notre vie physiologique profonde, mais qui résultent d’excitations psychiques ou sensorielles délibérément infligées.
L’homme moderne s’enivre de dissipation. Abus de vitesse, abus de lumière, abus de toniques, de stupéfiants, d’excitants… Abus de fréquence dans les impressions ; abus de diversité ; abus de résonance ; abus de facilités ; abus de merveilles ; abus de ces prodigieux moyens de déclenchement, par l’artifice desquels d’immenses effets sont mis sous le doigt d’un enfant. Toute vie actuelle est inséparable de ces abus. Notre système organique, soumis de plus en plus à des expériences mécaniques, physiques et chimiques toujours nouvelles, se comporte, à l’égard de ces puissances et de ces rythmes qu’on lui inflige, à peu près comme il le fait à l’égard d’une intoxication insidieuse. Il s’accommode à son poison, il l’exige bientôt. Il en trouve chaque jour la dose insuffisante […]. Les enfants trouvent qu’un navire n’est jamais assez gros, une voiture ou un avion jamais assez vite, et l’idée de la supériorité absolue de la grandeur quantitative, idée dont la naïveté et la grossièreté sont évidentes (je l’espère), est l’une des plus caractéristiques de l’espèce humaine moderne ».

Conclusion

Il fallait que je choisisse une problématique pour commencer à chercher méthodiquement. Or, pour éviter de soulever des questions stériles et généralistes, il m’a semblé humblement nécessaire de consacrer une grande partie de mon année à l’étranger à cette étape de problématisation. Ainsi, fort de ma pré-problématique, à savoir comment chercher pour découvrir des problèmes, et de mon hypothèse de départ, à savoir qu’il faut chercher verticalement à travers un effort rituel, je me sens armé pour partir en Asie.
A travers les pratiques rituelles proposées par les formations que je vais suivre l’année prochaine, je me protègerai de l’effet kaléidoscopique en découvrant en profondeur les problèmes inhérents à l’action humaine. Le rituel est un exercice ancestral qui habite la nature et les cultures. Il ne s’agit pas seulement de répéter quelque chose, il faut évoluer dans la répétition. Ainsi, je pense pouvoir parler d’un effort rituel nécessaire à la découverte verticale de problèmes. Cet effort soulèvera lui-même des problèmes qui me permettront de répondre à mon engagement académique (l’étude du concept d’effort).
Mes études préliminaires, les activités que l’on m’enseignera là-bas, ainsi que les théories associées, m’aideront j’espère à définir plus précisément ce qu’est la pratique rituelle et ses problèmes. Il se peut que je ne découvre pas de problème royal, supérieur à tous les autres. Cependant, ma démarche a au moins le mérite de permettre un mouvement d’exploration qualitatif, une découverte en profondeur qui contraste avec les quantités d’informations superficielles auxquelles la profusion des possibles modernes nous expose.
Je laisse à Valery le soin de l’ouverture : « il s’agit de savoir si ce monde prodigieusement transformé, mais terriblement bouleversé par tant de puissance appliquée avec tant d’imprudence, peut enfin recevoir un statut rationnel, peut revenir rapidement, ou plutôt peut arriver rapidement à un état d’équilibre supportable ? En d’autres termes, l’esprit peut-il nous tirer de l’état où il nous a mis ? »
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