1. Le langage et ses limites, synthèse

Si le langage a des limites substantielles, elle est inutile de lui prêter des missions allant au-delà des ses limites et mes deux premiers articles avaient pour objectif d’analyser ces limites. Je reconnais qu’il s’agit d’articles très indigestes. Aussi, pour ceux qui n’auraient pas pris le temps de les lire, j’ai créé un article « concepts axiomatiques » qui regroupe les définitions de nos concepts essentiels. Ce court article est centré sur le langage mais il mobilise aussi ses concepts connexes. Je rappelle que la définition du mot langage est ici à prendre dans son sens le plus large (langage de la physique, de l’ADN, les langues, langage informatique…).
N’hésitez pas à ajouter des caractéristiques en commentaire et à me demander des justifications (bien qu’elles soient normalement présentes dans les autres articles).

 

1. Le langage permet

– d’utiliser de l’information passée au présent.

– de créer des représentations mentales de notre environnement perceptif.

– de distinguer le passé, le présent et le futur (via la mémoire).

– aux phénomènes d’interagir.

– l’existence de la vie.

– d’associer notre perception directe à notre mémoire (signifié) par des symboles (signifiant) pour transmettre au présent une information du passé (proche ou lointain).

– de décrire et prédire des phénomènes.

– de communiquer là où il y a des systèmes distincts mais ayant une expérience sensible relativement similaire.

– de réaliser une communication interne.

– de mettre en évidence ses limites en formulant des apories et en sélectionnant des perceptions particulières.

– de repousser ses limites en nommant, associant ou distinguant des nouvelles perceptions et en définissant/redéfinissant des mots.

 

2. Le langage ne permet pas

– de communiquer là où il n’y a pas d’information à communiquer, autrement-dit pas de systèmes distincts mais capable d’interaction.

– de transmettre des informations sur des systèmes libres de toute contrainte (instable en tout temps et en tout lieu).

– de communiquer sur des phénomènes qui échappent à nos sens.

– de véhiculer de l’information sans support sensible pour cette dernière.

– de s’affranchir de l’appareil perceptif d’un système.

– de fonctionner sans une mémoire et son support.

– de s’affranchir de notre subjectivité.

– de manipuler de l’information issue d’un système inaccessible à nos sens.

– de communiquer avec un système qui ne comprend pas notre langage.

– de dépasser ses limites sans nouvelles perceptions.

– de savoir si ce qu’on dit existe ou pas dans un modèle.

– d’être certain de l’interprétation d’une information transmise sans feedback du récepteur.

– de faire autre chose que d’évoquer des perceptions passées aux systèmes que le maîtrisent.

– de penser en faisant volontairement abstraction du langage.

 

3. Conséquences de l’absence de langage

– impossible de conserver des informations.

– aucune stabilité dans l’univers.

– aucune interaction entre les systèmes.

– pas de vie possible.

– pas d’existence de mémoire.

– pas de perception de l’espace-temps.

– pas de système particulier.

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