Présentation du projet

Bonjour et bienvenu sur mon blog de recherche !



Je suis Léopold d’Arrentières. Etudiant à Sciences Po, je vais vivre une année d’étude à l’étranger. Amateur d’aventure et de nouveauté, j’ai décidé de sortir des sentier battus pour défendre un projet personnel dont les fruits seront notamment portés par ce blog. Mon voyage se déroule de septembre 2016 à août 2017.
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Tout ça a-t-il un sens ?

Voici la question initiale que je me suis posé. Cette question est aussi pour toi, derrière ton écran. Avec plus de 2000 ans d’Histoire derrière elle, notre société explose de richesse, mais aussi de superflu et de complexité. La science semble aujourd’hui surpasser l’esprit humain. La complexité des problèmes et des théories modernes n’est exploitable que par les ordinateurs qui la fabrique et plus le temps passe moins on devient capable de s’orienter dans la pensée et dans la vie à la seule force de notre intuition. Paul Valery avait-il raison lorsqu’il disait que « ce que nous pouvons a fini par s’opposer à ce que nous sommes » ?

Pourquoi agir ? 

Nous sommes unis par des histoires. Scientifiques ou politiques, ces histoires façonnent notre avenir. Avant de renoncer à proposer une histoire plus glamour que les modélisations algorithmiques et nanotechnologiques de l’existence, je saisi l’année à l’étranger proposée par mon cursus pour partir en quête d’une idée neuve dans un projet de recherche inédit. Je n’ai ni doctorat ni blouse blanche. Cependant, je suis passionné et déterminé à extraire une solution simple et élégante du brouillard opaque de la modernité.
Ce projet est le tien autant que le mien. Je compte sur tes commentaires !

Comment faire ? 

De septembre 2016 à août 2017, je vais voyager en Inde, en Chine puis au Japon pour épouser le Savoir ancestral de ces berceaux de civilisation. Dans chaque pays, je serai initié à une sagesse et discipline traditionnelle :
–          Yoga et philosophie indienne en Inde
–          Tai Chi Chuan et Taoïsme en Chine
–          Kendo et bouddhisme Zen au Japon
Mon école, Sciences Po, assure le suivi pédagogique et académique de mon travail. Il ne s’agit pas d’un road trip onirique New Age mais véritablement d’une recherche scientifique sérieuse. Alexandre Lacroix, rédacteur en chef de Philosophie Magazine, sera mon référent.

Quoi faire ? 

L’hypothèse fondamentale de cette étude est qu’à tout instant, le corps est engagé dans la pensée. La nature de cette relation influence notre vision du monde et, par extension, l’organisation politique des sociétés.
Dans la tradition occidentale, le corps fut souvent pensé comme la source de pulsions naturelles irrationnelles et immuables. Plutôt que d’essayer de le comprendre et d’interagir avec lui, nos philosophes se sont réfugiés dans la foi en une Raison libre du relativisme émotionnel et capable de soumettre nos désirs physiques à la volonté. Peu à peu, les progrès de la science et la marche de l’Histoire ont conduit certains de nos penseurs à remettre en cause la possibilité de séparer le corps de la pensée. C’est ainsi que sont apparues les thèses nihilistes, relativistes, subjectivistes et constructivistes (Hume, Berkeley, Nietzsche, B. Latour, J. Piaget…). Leur apport a quelque chose de tragique dans la mesure où toutes affirment, du fait de l’engagement permanent du corps subjectif dans la pensée, qu’il est impossible de fonder une connaissance et une morale universelle.
Les écoles de sagesse asiatique sont caractérisées depuis l’antiquité par une étroite association de la théorie avec la pratique. C’est ainsi que les disciplines physiques que je souhaite étudier (yoga, tai chi, kung-fu, kendo), toutes issues de cultures extrêmes orientales, ont pour fonction principale l’éducation de l’esprit par l’éveil de la sensibilité au corps. Là où les penseurs occidentaux réduisent le subjectivisme à un  relativisme, les sages asiatiques y voient le fondement d’un universalisme. Le langage rationnel est limité dans sa capacité à connaître le Bien car sa fonction première est la communication et la description, pas la compréhension du monde.
Si la science nous arme pour décrire la nature et agir sur elle, elle nous laisse impuissant à comprendre qu’elle doit y être notre juste place. Face à la crise écologique et au défi du multiculturalisme, l’éthique traditionnelle peine à mobiliser une conscience universelle. Le développement d’une autre grammaire, d’un langage subjectif qui entendrait, comprendrait et respecterait les messages universels du corps et de la nature m’est ainsi apparue comme nécessaire.
Fort de ces hypothèses, je souhaite analyser par une initiation pratique et théorique aux grandes écoles de sagesse asiatique comment le corps est engagé dans la pensée. Pour mieux délimiter et approfondir mon angle de recherche, j’étudierai cette question dans le cas particulier de l’effort.

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I. Inde – Peut-on distinguer l’effort physique de l’effort intellectuel ?

– Le yoga, éveil de la sensibilité : perception et interprétation de l’effort entre l’Inde et la France

– L’effort est-il synonyme d’inconnu ? Le message du corps et de la pensée face à la nouveauté.

– Le rituel, moyen d’unification sans effort de la perception et de la conception ?

Ouverture philosophico-politique : Comprendre l’influence de l’environnement naturel (climat, ressources, géographie) sur les défis politiques (économie, démographie, valeurs).

II. Chine – Comprendre le paradoxe du Wu-Wei (effort de ne pas faire d’effort)

– La raison graphique : le cadrage linguistique et son influence dans la compréhension de l’effort

– Intuition et intention : quand la volonté du corps rencontre celle de la pensée

– Qualité et quantité : y a-t-il de l’universel dans le particulier ?

Ouverture philosophico-politique : Le politique doit-il initier le changement ou s’y adapter ?

III. Japon – L’engagement absolu du corps dans la pensée et ses limites

– Le devoir et le désir : servir la pensée, est-ce trahir le corps ? Le cas de la mort volontaire au Japon

– Le corps et la pensée à l’épreuve de l’entropie ou l’art de s’adapter tout en se conservant

– Principe de responsabilité (Jonas) : le corps et la pensée doivent-ils être le moyen ou la fin de l’action l’éthique ?

Ouverture philosophico-politique : Unifier, est-ce uniformiser ? Le conflit comme asymétrie d’information. La politique comme science universelle de la compréhension.

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Ton intérêt dans l’aventure

Il est total car ce projet est le tien autant que le mien. Afin qu’on voyage ensemble, n’hésite pas à commenter mes articles, à t’inscrire à ma newsletter et à réagir aux publications de ma page facebook.
Mon projet est encadré pédagogiquement par le rédacteur en chef de philosophie magazine. Il pourrait y faire l’objet d’un article de synthèse ! Dans tous les cas, le rapport d’étude sera publié sur le blog.

A bientôt et bonne lecture !

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